Vaccination : une plateforme européenne pour lutter contre la défiance

[04 septembre 2018 - 11h27] [mis à jour le 04 septembre 2018 à 11h29]

Les vaccins sauvent des millions de vies chaque dans le monde et ont permis d’éradiquer certaines maladies infectieuses comme la variole. Pourtant le mouvement de défiance envers eux ne cesse de prendre de l’ampleur. Produisant des épidémies comme celle touchant actuellement l’Europe. La France, en coopération avec 19 autres pays européens lance ce 4 septembre, une plateforme commune dans le but de restaurer la confiance ainsi qu’une couverture vaccinale suffisante.

Depuis des années déjà, le phénomène de défiance vis-à-vis des vaccinations explique une couverture vaccinale insuffisante dans de nombreux pays européens. Et ce pour des maladies infectieuses dont l’élimination est possible, comme la rougeole. Actuellement, une épidémie fait d’ailleurs de nombreuses victimes.

Afin de lutter contre la réémergence de maladies évitables grâce aux vaccins, une plateforme européenne conjointe (European Joint Action on Vaccination, EU-JAV) coordonnée par l’Inserm est lancée ce 4 septembre avec 19 autres pays européens. Objectif, restaurer la confiance et mettre en place des mesures efficaces pour rétablir une couverture vaccinale suffisante dans tous les pays impliqués.

Echanges de données et de bonnes pratiques

Cette plateforme commune entre États membres ou non de l’Union européenne aura pour but de renforcer les mécanismes de coopération comme par exemple:

– des outils de partage des données numériques pour améliorer la précision de la surveillance épidémiologique de la couverture vaccinale ;

– des méthodes partagées de revues systématiques des essais cliniques pour évaluer l’efficacité et la tolérance des vaccins avant leur enregistrement ;

– un état des lieux actualisable des stocks et des besoins en vaccin de chaque pays pour prévenir les pénuries;

– un dialogue renforcé entre toutes les parties prenantes.

– un partage d’expérience avec les pays où la confiance demeure élevée ou a pu être rétablie et de bonnes pratiques pour la diffusion d’information.

A noter : cette action sera financée pendant 3 ans grâce à un budget total de 5,8 millions d’euros, dont 3,5 millions d’euros venant du Programme de Santé de l’Union européenne.

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