Accueil » Santé Publique » Vaccins : chaque dose compte

Les vaccins recombinants inactivés ou conjugués sont habituellement administrés à raison de deux doses ou plus, dont des rappels. C’est le cas par exemple des vaccins contre la diphtérie et le tétanos.
Concernant les vaccins contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR) ou contre la varicelle, la première dose permet d’obtenir dans 80% à 85% des cas, un taux d’anticorps satisfaisant. Mais comme dans 15% des cas la réponse à la première dose n’est pas suffisante, une dose supplémentaire est indispensable.
Le schéma de vaccination contre le cancer du col de l’utérus repose lui, sur 3 injections : les deux premières sont séparées d’un mois, la troisième intervient six mois après la première. L’injection initiale induit une première réaction immunitaire. La seconde dose va renforcer cette réponse initiale et la troisième enfin, augmentera les taux d’anticorps. L’objectif est ici de consolider la réponse immunitaire pour que l’organisme se défende très rapidement en cas de nouvelle infection par les virus HPV.
« Il est évident que les deuxième et troisième doses sont absolument primordiales », précise le Pr Roman Rouzier, gynécologue à l’hôpital Tenon (Paris). « C’est ainsi que les vaccins ont été développés. Et c’est avec ce schéma vaccinal que l’on a démontré leur efficacité ». Il y a aussi une autre explication, livrée par le Bulletin suisse InfoVac . « Les deux premières doses induisent une protection transitoire et des cellules mémoires. Ces dernières ont besoin de plusieurs mois pour se développer, et la protection ne durera longtemps que si un intervalle de plusieurs mois est respecté avant la 3ème dose. Cette règle est valable pour tous les vaccins non-vivants : hépatite B, cancer du col de l’utérus, polio… »

Source : InfoVac, mars 2009 ;Interview du Pr Roman Rouzier, 20 février 2009
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