Considérée comme un acte contraceptif courant dans les pays anglo-saxons, la vasectomie est encore boudée par les Français. Elle est pourtant efficace à plus de 99%. En quoi consiste la vasectomie ? Comment se déroule l’intervention ?

La France a un rapport assez tabou à la vasectomie, où seulement 1% de la population concernée y a recours. Contre 20% au Canada ou au Royaume-Uni.

La vasectomie, en pratique 

Petit rappel à destination de celles et ceux qui ont séché les cours d’anatomie. Une grossesse est possible grâce à la rencontre d’un ovule et d’un spermatozoïde. Et si ce spermatozoïde n’est pas au rendez-vous, il est alors impossible de tomber enceinte. C’est cela que permet la vasectomie : empêcher le rendez-vous.

Les spermatozoïdes sont fabriqués dans les testicules. Ils passent dans 2 canaux dits « canaux déférents », logés dans les bourses, et se mélangent avec le liquide spermatique avant l’éjaculation. Eh bien la vasectomie consiste à empêcher  par la chirurgie – les spermatozoïdes de se mélanger à ce liquide spermatique.

Alors bien entendu, la gent masculine, douillette par nature, a de quoi redouter cette opération. Laquelle est pourtant bénigne. Elle se déroule sous anesthésie locale. Par deux courtes incisions au niveau du scrotum, l’urologue va repérer les canaux déférents avant de les sectionner et de les ligaturer. Durée totale de l’opération, 15 à 30 minutes. Vous pourrez donc rentrer chez vous le jour-même.

Ensuite ? Les fils de suture de la cicatrice sont résorbables en 3 semaines. En revanche, notez bien que même si les canaux déférents ont été sectionnés, des spermatozoïdes restent présents dans le liquide séminal pendant plusieurs mois. Il est donc indispensable d’utiliser un autre moyen de contraception pendant les 3 mois qui suivent l’intervention.

4 mois de réflexion

Un dernier point. Une contraception définitive n’est pas une décision qui se prend à la légère. C’est pourquoi un délai de 4 mois est nécessaire entre la première consultation et celle qui fixera les modalités de l’acte opératoire. Et si vous êtes certain de votre choix, vous devrez signer un consentement écrit.

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