Zika : la liste des vaccins s’allonge

[04 août 2016 - 12h00]

A la fin du mois de juin, des scientifiques rapportaient l’efficacité de deux vaccins pour éliminer le virus zika de l’organisme. Des résultats obtenus sur modèle murin exclusivement. Mais une nouvelle expérimentation vient d’être lancée… chez l’Homme.

Des chercheurs de l’Institut américain des maladies infectieuses (NIAID*) testent depuis ce mardi 2 août une molécule précédemment administrée à des souris. Ce vaccin candidat s’est avéré efficace pendant l’essai clinique de phase 1. « Appelée plasmide, elle contient des gènes spécifiques (ADN) au virus zika. Injectée en intramusculaire, la reconnaissance du pathogène s’effectue et une réponse immunitaire se déclenche dans l’organisme », rapporte Anthony S. Fauci, directeur du NIAID.

Les scientifiques vont évaluer la réponse immunitaire de 80 volontaires en bonne santé âgés de 18 à 35 ans. Quatre groupes de vingt participants ont été formés et tous ont tous reçu une dose de vaccin lors de la première visite. Deux groupes vont ensuite bénéficier d’une injection additionnelle à 6 ou 12 semaines suivant le début du test. Les deux autres groupes recevront 2 doses : la moitié à 4 semaines et à 8 semaines après la première injection pour le premier, la 4ème et la 20ème pour les autres.

Quel mode d’action ?

Au terme de l’expérimentation, chacun aura reçu la même dose. A chaque injection, l’examen clinique de 30 minutes permettra de dresser le tableau des effets secondaires. Pendant toute l’expérimentation, les volontaires relèveront au quotidien leur température corporelle et annoteront leurs potentiels symptômes. Dernières étapes, la visite de contrôle fixée à 44 semaines après la première injection et les prélèvements sanguins pour effectuer un dosage d’anticorps. Une batterie de tests suivie de deux autres visites à 18 mois et 2 ans. Ainsi les échantillons sanguins permettront aux scientifiques d’évaluer dans le temps l’évolution de la réponse immunitaire.

« En cas d’efficacité la phase 2 débutera début 2017 dans les zones épidémiques ». La phase de commercialisation n’est donc pas pour demain. Mais l’équipe du NIAID travaille au développement de ces phases.

*National Institute of Allergy and Infectious Diseases

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