











Accueil » Médecine » Pneumologie » 11 septembre 2001 : les poumons des pompiers toujours scrutés
© Steve Sanchez Photos / Shuttertock.com
Avec ses collègues du centre médical NYU Langone, à New York, le Pr Sophia Kwon a analysé les données concernant 5 700 pompiers intervenus le 11 septembre 2001. Un quart d’entre eux souffre aujourd’hui de maladies pulmonaires.
Au-delà de ces chiffres, les auteurs ont mis en évidence deux facteurs de risque principaux de développer ce type d’affection : la présence d’un indice de masse corporelle (IMC) élevé, indicateur d’une obésité et une exposition à d’importants niveaux de polluants lors de leurs interventions post-attentats. Ce qui signifie aussi qu’il existe, pour les pompiers, « des approches pour protéger leurs poumons, même deux décennies après l’exposition aux différentes particules chimiques », rassure Sophia Kwon. Lesquelles ?
La perte de poids et le fait de traiter l’excès de graisses dans le sang (cholestérol, triglycérides…) « pourrait contribuer à limiter le risque de maladie pulmonaire parmi ces pompiers », complète-t-elle, mettant notamment en avant les bienfaits du régime méditerranéen. Cent pompiers souffrant d’obésité ou de surpoids avec un IMC moyen à 33, y ont été soumis pendant six mois. Ils ont perdu en moyenne 2 points d’IMC. A la fin de cette étude, « ils présentaient moins de lésions pulmonaires qu’au début ». Le travail des médecins se poursuit aujourd’hui, de façon plus large. L’enjeu pour eux étant d’évaluer l’impact de ce type d’alimentation auprès des populations urbaines exposées aux polluants de la ville.
Source : American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine, 2 septembre 2021
Ecrit par : David Picot – Edité par : Emanuel Ducreuzet
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