5 choses à savoir sur le psoriasis génital

[27 mars 2019 - 11h20] [mis à jour le 27 mars 2019 à 11h32]

Irritant et douloureux, le psoriasis génital reste mal diagnostiqué et traité tardivement. Aujourd’hui nous vous éclairons sur cette pathologie en 5 points.

Les chiffres du psoriasis génital se limitent à des estimations. Ainsi, la prévalence est évaluée entre 12 et 63% des personnes touchées par un psoriasis. La Société française de dermatologie s’est penchée en décembre 2017 sur un panel de 776 patients atteints de psoriasis. Parmi eux, 43% étaient diagnostiqués pour un psoriasis génital.

Les signes cliniques. Il s’agit de lésions pâles, grisâtres et de prurit, ces fortes démangeaisons rougeâtres.

Les facteurs de risque sont un degré sévère du psoriasis, le sexe masculin, un âge supérieur à 60 ans, un développement tardif du psoriasis. Mais aussi une localisation au niveau des plis, du cuir chevelu et des ongles.

La prise en charge repose sur la prescription de dermatocorticoïdes appliqués localement pour calmer l’irritation en première attention. Des anticorps monoclonaux comme l’ixékizumab s’avèrent aussi efficaces dans l’atténuation du prurit et dans le maintien de l’activité sexuelle*. Des traitements dérivés de la vitamine D peuvent aussi être prescrits, et appliqués sous forme de gel. Désavantage, ils sont irritants pour les muqueuses.

L’hygiène de vie peut améliorer la gêne des patients. Au quotidien, mieux vaut utiliser des savons surgras. Très irritant, le psoriasis génital nécessite l’application d’un émollient ou d’une huile pour apaiser les tissus. En revanche, évitez les pommades qui peuvent macérer et accentuer le psoriasis génital. Après la douche et une fois l’essuyage effectué, utilisez un sèche-cheveux au niveau des plis.

*dans certains cas, la libido des patients est affectée et la lubrification moins bonne, notamment en cas de douleurs liées à des fissures ou à des inflammations très importantes

Partager cet article