A la ménopause, et si vous testiez les œufs de Yoni ?

04 décembre 2020

Petite sphère de pierre colorée à placer dans le vagin, l’œuf de yoni aide à stimuler l’énergie sexuelle dans le corps des femmes. Pourquoi ne pas en faire l’expérience pendant et après la ménopause ?

Avec la chute des hormones, la ménopause est souvent associée à un grand bouleversement pour les femmes. Mais la réalité n’est pas toujours aussi brutale. « La sécrétion d’hormones ne s’arrête pas du jour au lendemain. Chaque femme vit une ménopause différente mais – sauf si elle est artificielle – elle est progressive », décrit Marie Bareaud, sexologue à Nantes.

Idem côté désir et libido ! Certaines femmes peuvent se sentir un peu plus éloignées au fil des mois de toute sensation charnelle. Les œufs de yoni inspirés de la médecine chinoise, sont de petites pierres précieuses. Symboles de la vie, de la renaissance et de la protection, ils sont l’occasion de se reconnecter à son corps. « Avec l’œuf de yoni on va encourager la circulation de l’énergie qui se ralentit à la ménopause. » Ce mécanisme va réveiller la libido et faciliter la lubrification vaginale. Cette pratique permet aussi d’entretenir la tonicité du périnée.

Bien vivre ses émotions

Les œufs de yoni vont précisément aider à traverser les chamboulements émotionnels liés à la ménopause. « Il y a parfois beaucoup de colère ou de frustration à ce moment de la vie de la femme », explique Marie Bareaud. Autre bénéfice des œufs de yoni, l’apaisement du corps. « La sexualité est un domaine dans lequel nous sommes très vulnérables. L’œuf va pouvoir venir réparer des choses en douceur. L’accompagnement évite de se faire mal. C’est important quand on sait que le vagin est comme une éponge émotionnelle : il peut réagir aux angoisses et aux inquiétudes. » En aidant à retrouver du désir, du plaisir, de la puissance, les œufs de yoni renforcent aussi l’estime de soi.

Comment s’en servir ?

« La plus grande pratique du travail avec l’œuf de yoni se réalise à l’extérieur du sexe féminin, à l’entrée de la vulve. Cette partie du travail compte pour 60% de l’énergie sexuelle que l’on peut générer avec un œuf de yoni », décrit Marie Bareaud. Ainsi, le but n’est pas de mettre l’œuf à l’intérieur du vagin pour le faire descendre et remonter mécaniquement. « Dans le travail avec l’œuf de yoni, l’objectif premier n’est pas la rééducation comme chez un kiné. On apprend surtout à se détendre et à écouter son corps. Les mouvements du bassin, le travail sur la respiration sont très importants », explique Marie Bareaud.

Au cours de la ménopause, y-a-t-il une phase adaptée pour se lancer dans l’expérience ? « Le moment pertinent c’est quand la femme est prête », répond Marie Bareaud. « L’essentiel à mon sens est de se faire accompagner car cette utilisation se transmet de femme en femme. » La sexologue propose ainsi des séances individuelles ou collectives pour apprendre à se servir de l’œuf sur 2 ou 3 séances. Ensuite, une séance tous les 6 mois ou tous les ans est proposée : « le but est d’être autonome, d’être tranquille dans sa pratique. Je propose aussi un accompagnement en ligne pour les femmes qui le souhaitent. »

A noter : les œufs de yoni limitent le risque de fuites urinaires et de descentes d’organes.

  • Source : Interview de Marie Bareaud, sexologue à Nantes, le 3 novembre 2020

  • Ecrit par : Laura Bourgault - Edité par : Emmanuel Duceuzet

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