Alcool : comment réduire encore la consommation des ados ?

[26 septembre 2018 - 16h15] [mis à jour le 26 septembre 2018 à 16h17]

Les chiffres le montrent clairement, la consommation d’alcool des adolescents en Europe n’a cessé de baisser ces dernières années. Cette bonne nouvelle est confortée par les données du dernier rapport de l’OMS sur cette question, concernant les années 2002 à 2014. Toutefois, des inégalités régionales sont observées, entre nord et sud notamment. Alors que de simples mesures permettraient de protéger encore davantage d’adolescents.

L’objectif de réduire de 10% d’ici à 2025 le nombre d’adolescents consommant fréquemment de l’alcool est atteint. Cette excellente nouvelle soulignée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) dans son dernier rapport sur le sujet ne l’empêche pas d’insister sur la nécessité de poursuivre les efforts. Ces données ont été évaluées dans 36 pays d’Europe par les chercheurs de l’Université de St Andrews en Ecosse.

En effet, 1 adolescent sur 10 consommait encore régulièrement de l’alcool dès l’âge de 15 ans en 2014. Certains – 28% – avaient même commencé dès 13 ans. Les garçons continuent d’être plus concernés mais ces différences entre les genres se sont atténuées dans les pays du nord de l’Europe au fil des années.

Le binge drinking continuait d’avoir des adeptes chez les plus jeunes. Ainsi 10% des ados ont indiqué avoir été saouls à l’âge de 13 ans. Cette proportion a heureusement baissé de plus de la moitié depuis 2002.

Le changement est possible

La baisse de l’incidence de la consommation d’alcool chez les plus jeunes ne s’est pas faite de façon identique selon les pays. Ainsi, la Grande-Bretagne et les pays scandinaves, présentant traditionnellement une prévalence élevée de la consommation, ont vu ces chiffres chuter drastiquement. Contrairement aux pays du sud et de l’est du continent. « Cela signifie que les mesures d’augmentation des prix, de restriction d’accès aux boissons et de protection contre le marketing fonctionnent », soulignent les auteurs.

Les efforts doivent s’intensifier afin de protéger encore davantage d’adolescents des méfaits de l’alcool. Cette consommation induit en effet plusieurs risques comme les décès par accidents de la route, suicides, mais aussi les infections sexuellement transmissibles, la violence… L’alcool a également un impact sur le développement cérébral, aux conséquences potentiellement graves à l’âge adulte.

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