Alcool et grossesse : les Français, convaincus des méfaits ?

[06 septembre 2017 - 12h08] [mis à jour le 06 septembre 2017 à 17h27]

Boire un verre de vin ou une coupe de champagne alors qu’on est enceinte ? Non ce n’est pas sans risque ! D’autant qu’il n’y a pas de seuil de consommation sans danger. Mais les Français ont-ils bien intégré ce message de santé essentiel : zéro alcool pendant la grossesse ? Pour la plupart, il semble que oui, d’après la dernière enquête sur les connaissances et perceptions des risques de la consommation d’alcool pendant la grossesse. Toutefois, la vigilance reste de mise car certains minimisent son impact.

Le message sanitaire « zéro alcool pendant la grossesse » est essentiel pour protéger les fœtus de risques comme la naissance prématurée, le petit poids de naissance ou encore le syndrome d’alcoolisation fœtale. Or de nombreuses femmes enceintes continuent malgré tout à boire. C’est pourquoi Santé publique France évalue régulièrement au cours d’enquêtes l’impact de ce message auprès de la population. Les derniers résultats sont encourageants.

En effet, 44% des Français déclarent spontanément qu’il n’existe « pas de consommation sans risque pour l’enfant », contre 25% en 2015. Le fait qu’il n’existe pas de différence entre les alcools (vin, bière ou alcool fort) est mieux perçu. Au total, « 33% de la population sait que boire comporte des risques tout au long de la grossesse, contre 20% en 2015 », indique Santé publique France. Enfin, certaines fausses croyances sont en net recul. Ainsi, « 21% des Français pensent qu’il est conseillé de boire un petit verre de vin de temps en temps pendant la grossesse », contre 27% en 2015.

Boire enceinte, ce n’est pas « cool »

« On observe également une évolution des représentations sociales liées à la consommation d’alcool pendant la grossesse », observe Santé publique France. Ainsi « 75% des Français se disent choqués par ce comportement alors qu’ils n’étaient que 69% en 2015 ». Les effets néfastes sur la santé de l’enfant, tels que les retards de croissance, les anomalies physiques ou encore les troubles de la mémoire, sont également mieux connus.

Si le message semble mieux passer, « une partie de la population minimise encore la dangerosité d’une consommation faible ou ponctuelle pour les femmes enceintes », souligne Santé publique France. D’où l’importance de ne pas relâcher l’attention. C’est pourquoi, dès le 9 septembre, Journée mondiale de sensibilisation au syndrome d’alcoolisation fœtale, une campagne d’information et de sensibilisation dans la presse et sur le web, à la fois auprès du grand public et des professionnels de santé sera lancée. Un message clé « vous buvez un peu, il boit beaucoup » !

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