Principaux facteurs de risque associés aux cancers de la peau, le manque de protection solaire, des antécédents familiaux. Ou encore un nombre important de grains de beauté sur une peau très claire. Mais l’alcool consommé sous les rayons du soleil favorise aussi la survenue d’un mélanome.

Le mélanome trouve son origine dans des facteurs personnels (phototype clair, nombre de grains de beauté, antécédents) et environnementaux (coups de soleil à répétition, exposition aux ultra-violets). Et le soleil serait d’autant plus dangereux pour la peau en cas de consommation répétée d’alcool.

Pour le prouver, des chercheurs italiens* ont passé au crible une méta-analyse de 16 études menées auprès de 6 251 volontaires, tous diagnostiqués pour un mélanome. Leur consommation d’alcool a été relevée au moyen de questionnaires.

De 1 à 4 verres…

Résultats, sur le long terme, « l’alcool augmente la sensibilité de la peau au rayon du soleil et favorise donc la survenue d’un mélanome : +18% de risque à partir d’un verre par jour, et +54% à partir de 4 doses quotidiennes », note Eva Negri*, co-auteur de l’étude.

Mais comment l’expliquer ? L’acétaldéhyde, molécule « possiblement cancérogène » active de l’alcool, agit comme un photosensibilisateur. Elle favoriserait la formation de lésions cellulaires du tissu cutané. Autres explications, l’alcool est aussi connu pour altérer les défenses immunitaires de l’organisme alors plus fragile face au risque de développement de cellules cancéreuses. Et du côté des comportements à risque en chaîne, les adeptes des verres en terrasse passent souvent plus de temps sous les rayons UV. De quoi cumuler ces deux facteurs de risque soleil et alcool. Limitez donc le temps d’exposition en évitant le fameux 12h-16h et pensez aux tubes de crème solaire même en ville !

* Université de Milan-Bicocca (Italie)

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