Un déménagement est déjà en soi, une épreuve. Eh bien pour les allergiques, cette étape peut se transformer en casse-tête voire en véritable cauchemar. Secoués dans le processus, les acariens présents derrière les meubles, dans les cartons ou encore dans la literie refont surface à cette occasion. Exposant ainsi l’allergique à une crise. Pour éviter cet impair, prenez donc quelques précautions supplémentaires.

« Acariens, moisissures, polluant chimiques… l’air intérieur est, selon les études, entre cinq et sept fois plus pollué que l’air extérieur », rappelle le Syndicat français des allergologues (Syfal). « Canapés, fauteuils, literie, tentures, tapis et vêtements sont des foyers propices au développement d’acariens. Dès lors, un déménagement doit également être anticipé et préparé au regard de sa pathologie allergique et/ou asthmatique », souligne le Dr Isabelle Bossé, présidente du Syfal.

Trois principales recommandations à suivre

Faites le ménage avant de déménager. « Il est important d’éliminer un maximum de poussières avant de procéder au déplacement des meubles et autres affaires », note le Dr Bossé. Pour ce faire, « l’utilisation d’aspirateurs équipés de filtres HEPA (Haute efficacité pour les particules aériennes) de type H14 (efficacité de filtration minimale de 99,995%) est conseillée ». En outre, « un nettoyage à haute température (60°C) des accessoires de literie – draps, couettes et oreillers – permettra de se débarrasser d’une grande partie des allergènes d’acariens qui s’y trouvent volontiers. » Pensez à vous procurer des housses anti-acariens qui facilitent la protection contre ces parasites.

Remplacez vos vieux cartons. « Elément incontournable du déménagement, le carton attire les insectes et acariens », souligne le Syfal. « Il est donc conseillé de ne pas utiliser de cartons ayant déjà servi ou été stockés de nombreux mois dans des caves ou greniers. » Préférez les cartons neufs ou encore « des fournitures de déménagement alternatives, comme des bacs en plastique, agrégeant moins de poussières ».

Enfin, « faites appel à un Conseiller médical en environnement intérieur (CMEI) », conseille le Syfal. Sur prescription médicale, il réalise un audit de la qualité de l’air de son environnement au domicile du patient et formule par la suite des conseils pour évincer les allergènes. « Un déménagement est l’occasion de faire le point sur sa future habitation, pour déterminer les meilleures mesures qui limiteront la présence de polluants chimiques, physiques et biologiques, facteurs déclenchant ou aggravant de l’allergie », conclut le Syfal.

Pour plus d’information sur les CMEI, rendez-vous sur : http://cmei.france.free.fr/.

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