Antalgiques, dangereux pour le cœur ?

[17 avril 2014 - 14h56] [mis à jour le 17 avril 2014 à 15h04]

L’absorption de médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) représenterait un facteur de risque de fibrillation auriculaire. Celle-ci étant elle-même la cause d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) et d’insuffisance cardiaque. C’est ce qu’a observé une équipe néerlandaise, sans pour autant en apporter l’explication.

Un large groupe de 8 423 personnes de plus de 50 ans ont été suivies pendant 13 ans en moyenne. Leur rythme cardiaque a été observé au cours de cette période. Au terme de ce suivi, 857 des participants, dont l’âge moyen était de 68,5 ans, ont développé une fibrillation auriculaire. Ce trouble du rythme cardiaque est le plus fréquent chez les adultes dans le monde, avec 4,5 millions de patients concernés en Europe. Il entraîne une accélération, un ralentissement ou une irrégularité des battements cardiaques

Des causes indéfinies

L’usage régulier d’AINS par les participants a été associé à une augmentation du risque de fibrillation auriculaire de 76%. Et ce comparé aux individus qui n’en prenaient jamais. Les autres facteurs de risque comme l’âge, le sexe et les maladies cardiovasculaires ont été pris en compte par les auteurs. L’absorption récente (dans les 30 derniers jours) de ce type d’antalgiques a été liée à une hausse de ce risque de 84% !

« Les AINS pourraient contribuer au développement d’une fibrillation auriculaire car ils inhibent la production d’une enzyme appelée cyclo-oxygénase », suggèrent les auteurs. « Ce qui pourrait augmenter la tension. »

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