Faire chuter la température du corps de patients victimes d’un arrêt cardiaque à 32 degrés. Telle est la technique récemment mise au point par des chercheurs franco-canadiens pour limiter le risque de séquelles neurologiques et cardiaques.

Comment limiter les dommages collatéraux liés à un arrêt cardiaque ? Comment améliorer la prise en charge des patients victimes de ces accidents ? Aujourd’hui, des chercheurs franco-canadiens* apportent une réponse très innovante à ces questions.

« Il s’agit de faire respirer au patient inconscient un liquide froid qui va refroidir très rapidement le corps tout en assurant l’apport en oxygène. La température du corps diminue alors pour atteindre 32°C », expliquent les Prs Renaud Tissier (INSERM, EnvA, Institut Mondor) et Philippe Micheau (Université de Sherbrooke, Canada). « Cet état d’hypothermie est atteint en 20 minutes contre trois à six heures avec les techniques habituelles (pour un individu de 80kg). »

Mais quel intérêt présente le froid ? En fait, cette chute de la température du corps va entraîner un ralentissement de la circulation sanguine. L’organisme consommera moins d’énergie, d’oxygène notamment. Le risque de séquelles neurologiques et cardiaques s’en trouve diminué.

A noter : en France, 46 000 arrêts cardiaques sont rapportés chaque année. A 30 jours, le taux de survie est de 4,9%, et de 10,4% lorsqu’un massage cardiaque est pratiqué juste après la perte de conscience.

*l’École nationale de vétérinaire d’Alfort (EnvA), de l’université Paris Est Créteil, de l’Inserm et de l’institut Mondor de recherche biomédicale 

 

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