sommeil-hommeVoilà une association inattendue ! Un bon sommeil préviendrait le risque de cancer de la prostate ! Tout serait une question de taux de mélatonine, la fameuse hormone du sommeil. Les explications des chercheurs du département d’épidémiologie de l‘Ecole de Santé publique de l’Université Harvard.

La mélatonine joue un rôle crucial dans le cycle veille-sommeil. En fait, c’est un peu le métronome de notre horloge interne. Moins nous dormons, moins nous en sécrétons… et plus nous sommes « déréglés ».  A tel point que des chercheurs américains avancent l’idée selon laquelle un manque de sommeil pourrait augmenter le risque de cancer de la prostate.

Pour parvenir à cette conclusion, ils ont suivi 928 Islandais durant 7 ans. Tous ont renseigné sur leur sommeil (prise de somnifères, difficultés à s’endormir, nombre de réveils nocturnes…).Ils ont été régulièrement soumis à des tests urinaires pour mesurer leur taux de mélatonine.  Au total, 111 volontaires ont été diagnostiqués avec un cancer de la prostate, au cours de ce travail.  Dont 28 à un stade avancé.

Les auteurs ont découvert que les candidats ayant les taux de mélatonine les plus élevés présentaient un risque de développer un cancer de la prostate plus faible (de 75%). Par rapport à ceux qui ont les taux les plus bas.

Si vous souffrez d’insomnies, n’hésitez pas à demander conseil à votre médecin. En attendant, « d’autres études seront nécessaires pour confirmer ce lien entre les troubles du sommeil et les niveaux de mélatonine sur le risque de cancer de la prostate », conclut Sarah C. Markt, principal auteur de ce travail.

Partager cet article