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Dans les zones urbaines densément peuplées, le bruit contribue à la détérioration de la qualité de vie des populations urbaines. Avec une manifestation principale : l’émergence de troubles chroniques du sommeil tels que l’insomnie.
L’étude Somnibruit, publiée le 15 décembre, a inclus 10,5 millions de Franciliens, résidents de 432 communes de la région et de 20 arrondissements parisiens. Les équipes scientifiques de Bruitparif, de l’Observatoire régional de santé (ORS Île-de-France) et de l’unité de recherche Sommeil-Vigilance-Fatigue (VIFASOM) co-dirigée par le Pr Damien Léger de l’Université Paris Cité se sont penchées sur le sommeil des habitants de cette zone densément peuplée. Ils ont analysé des données recueillies entre 2017 et 2019 concernant le remboursement de médicaments à visée hypnotique (les médicaments capables de maintenir ou d’induire le sommeil) par commune et arrondissement ainsi que les niveaux de bruits nocturnes générés par les trafics ferroviaire, routier, aérien et ceux de la vie urbaine récréative, bars et restaurants notamment. Ces dernières données étant peu documentées dans les travaux scientifiques réalisés sur ce sujet. Objectif : mieux connaître et évaluer les effets du bruit sur les troubles du sommeil.
Les résultats de cette enquête ont permis de mettre en lumière, à l’échelle des communes et arrondissements, le taux de patients atteints de troubles du sommeil par le biais des remboursements de psychotropes à visée hypnotique prescrits.
« Les résultats confirment l’existence d’une association significative entre ces expositions et le taux de patients recevant ces médicaments et corrobore ainsi l’hypothèse selon laquelle le bruit constitue un déterminant environnemental des troubles chroniques du sommeil », écrivent les auteurs de l’étude dans le rapport. Pour eux, il est nécessaire d’intégrer la problématique du bruit dans la prévention des troubles du sommeil et de promouvoir une meilleure prise en compte des nuisances sonores en milieu urbain sans les limiter au seul bruit des transports.

Source : Université Paris Cité, Observatoire régional de Santé

Ecrit par : Dorothée Duchemin – Edité par : Emmanuel Ducreuzet