Certaines patientes diagnostiquées pour un cancer du sein sont fumeuses. Or le tabac est reconnu comme un facteur de risque de nombreuses tumeurs. Pour la première fois, une étude américaine montre que le sevrage, peu de temps après le diagnostic du cancer, réduit nettement le risque de décès, toutes causes confondues.

Fumer a un impact négatif en matière de survie à long terme après un cancer du sein. C’est ce qu’ont démontré des chercheurs de l’University of North Carolina à Chapel Hill. Pour ce faire, ils ont interrogé 1 508 femmes atteintes d’un cancer du sein à Long Island. Leur statut tabagique a notamment été demandé. Ensuite, un suivi de 5 ans a été effectué.

Résultat, « comparé aux non-fumeuses*, être fumeuses au moment du diagnostic augmente le risque de mortalité toutes causes confondues de 69% », notent les auteurs. Chez les patientes qui conservent leur addiction après le diagnostic, le risque de décès toutes causes confondues est alors augmenté de 130%, par rapport aux non-fumeuses.

Sevrage bénéfique

Mais le résultat le plus intéressant reste le suivant : pour celles qui sont parvenues à un sevrage tabagique après le diagnostic, ce sur-risque est nettement réduit. Il s’élève alors à 83% contre 130%. Une différence non négligeable.

« Pour les 10 à 20% des femmes fumeuses au moment de leur diagnostic de cancer du sein, le sevrage est un changement comportemental important qui peut améliorer leur survie », concluent les auteurs.

*et n’ayant jamais fumé

Partager cet article