Octobre Rose : l’intérêt de la kinésithérapie après un cancer du sein

[04 octobre 2017 - 16h47] [mis à jour le 04 octobre 2017 à 17h10]

Perte de mobilité du bras, lymphœdème, douleurs périphériques… Les traitements du cancer du sein peuvent laisser des séquelles autour de la zone soignée. Mais une prise en charge précoce en cabinet de kinésithérapie permet de limiter ces effets secondaires. Le mois de mobilisation contre le cancer du sein, Octobre Rose, est l’occasion de se pencher sur ces soins aux nombreux bénéfices.

Quand la chirurgie d’un cancer du sein nécessite l’ablation de toute la chaîne ganglionnaire, un lymphœdème peut survenir. Redoutée car très invalidante, cette accumulation de liquide lymphatique dans le bras concerné peut être prévenue et traitée, notamment par des séances de drainage effectuées par un kinésithérapeute. « Mais notre champ d’action ne se limite pas aux soins de support post-chirurgie », précise la kinésithérapeute Michèle Thebault, spécialiste de la prise en charge des cancers du sein à l’Institut Curie.

«  Nous pouvons soulager les patientes qui souffrent de raideurs suite à la position adoptée lors des séances de radiothérapie. Nous pouvons aussi intervenir sur les pertes de mobilité du bras consécutives aux thromboses lymphatiques, elles-mêmes consécutives à certaines chimiothérapies… », poursuit-elle. « Nous encourageons également les patientes à renouer rapidement avec des activités physiques adaptées et nous les accompagnons dans cette démarche. » On sait en effet aujourd’hui que maintenir une bonne masse musculaire aide à mieux supporter les traitements et réduit les risques de récidive. 

Pour en savoir plus

L’Institut Curie propose une conférence gratuite autour de « L’accompagnement du kiné à l’hôpital puis en ville pendant le parcours du cancer du sein ». Elle aura lieu le mardi 24 octobre de 11h à 12h30, au 11-13, rue Pierre et Marie Curie, Amphithéâtre Marie Curie.

Inscriptions au 01 44 32 40 81 ou par mail à messagerie.eri@curie.net

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