La canicule a disparu des gros titres depuis plus d’un mois. Ainsi la vigilance jaune et orange n’est plus d’actualité. Ce 28 juillet, Santé publique France fait le point sur les passages aux urgences, les taux de décès et les mesures de prévention à renforcer.

Entre le 17 et le 25 juin, « une vague de chaleur déclenchant les niveaux de vigilance jaune et orange du Plan Nationale Canicule » s’est propagée en France métropolitaine. Caractérisé par sa précocité et son importante étendue géographique, cet épisode de canicule a concerné près de 87% de la population française. Soit plus de 56 millions de personnes.

Au total, 3 062 passages aux urgences et 1 460 consultations à SOS médecins ont été enregistrés pendant la canicule. Tous âges confondus, la mortalité a augmenté de 6%. « Cet excès estimé à 580 décès » touche principalement les 15-64 ans. Par ailleurs, « plusieurs décès, avec un lien suspect avec la chaleur, ont été signalés sur le lieu de travail des personnes ». En revanche, malgré sa plus grande fragilité, la tranche des plus de 65 ans n’a pas été touchée par une augmentation des décès.

Musclez la prévention au travail

A la vue de ce bilan, la Direction générale de la Santé (DGS) souligne « l’importance de renforcer la prévention en milieu professionnel, au-delà des actions de prévention menées chez les personnes âgées et les personnes vulnérables ». Ainsi, plusieurs conseils sont rappelés :

– « Eviter les efforts physiques pendant les vagues de chaleur, aux heures les plus chaudes de la journée, pour toutes les classes d’âge » ;
– « Les employeurs sont tenus de prendre des mesures visant à assurer la sécurité et à protéger la santé des travailleurs de leurs établissements (aménagement d’horaires, limitation ou report des activités susceptibles d’avoir un effet délétère sur la santé de leurs travailleurs : port de charge, exposition au soleil aux heures les plus chaudes).

Partager cet article