Autoriser l’accès aux chiens guides dans un lieu ouvert au public, c’est obligatoire. Voilà ce que dit la loi. Pourtant, dans les faits, nombreux sont les aveugles à qui l’on refuse l’accès à un restaurant, un magasin et autre musée. Ce 12 mars marque le lancement d’une nouvelle campagne pour l’accessibilité facilitée. Son nom : « Partout avec mon Chien Guide ».

Lancée par la Fédération française des Associations de Chiens guides d’aveugles (FFAC), cette opération s’accompagne d’une vidéo. Drôle, elle sensibilise néanmoins aux difficultés quotidiennes des mal voyants… ne serait-ce que pour faire leurs achats. Et sa conclusion n’en est pas moins claire : « Le jour où on pourra ranger notre chien guide dans notre poche on vous le dira. Pour le moment merci de nous laisser entrer avec lui ».

Jusqu’à 450 euros d’amende

Pourtant, la loi est très claire sur le sujet. Depuis le 11 février 2005, autoriser l’accès aux chiens guides dans un lieu ouvert au public, c’est en effet obligatoire. Son non-respect est passible d’une amende de 150 à 450 euros. « Malgré les textes existant, nous déplorons, à travers deux enquêtes nationales menées par des maîtres de chiens guides, la méconnaissance du grand public et des professionnels quant à la législation et le comportement du chien guide », déplore la Fédération. Ainsi, selon un sondage Opinion Way, 37% des Français pensent toujours que ces chiens sont bel et bien interdits dans certains lieux !

Rappelons qu’en 2014, la FFAC avait réalisé l’enquête « Je suis avec mon chien guide, puis-je entrer ? ». Eh bien dans plus d’un lieu sur quatre, une personne déficiente visuelle et son chien se sont fait interdire l’accès. Des taux de refus exceptionnellement élevés pour les piscines (47,4%) et les salles de sport (45,8%). Mais aussi dans des hôpitaux et cliniques, des parcs de loisirs ou dans des cabinets de médecine généraliste.

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