Dans les pays les plus pauvres, le manque d’accès à la contraception constitue le principal facteur de risque de grossesses non désirées. Mais selon le Family Planning 2020, organisme engagé pour la santé des femmes, la couverture préventive auprès de la population féminine gagne du terrain.

En 2016, à travers les 69 pays les plus pauvres du monde, plus de 300 millions de femmes et de filles ont eu accès à des méthodes modernes de contraception. Soit 30 millions de plus par rapport à 2012. « Un niveau d’accès à la prévention encore jamais atteint », expliquent les auteurs du rapport Family Planning 2020. Cette année, grâce à cette avancée, 82 millions de grossesses non désirées, 124 millions de décès maternels et 25 millions d’avortements mettant en péril la santé de la femme et de l’enfant ont été évités. « Ces efforts doivent perdurer pour atteindre l’objectif de 120 millions de femmes bénéficiant d’une contraception d’ici à 2020. »

Lancée en 2012, l’initiative Planification familiale (2020) fixe en effet à 120 millions le nombre de femmes ayant accès à la contraception. « Ces progrès sont directement liés à l’investissement de donateurs privés, mais aussi à l’amélioration des stratégies politiques dédiées à la prévention contraceptive », souligne Beth Schlachter, directeur du programme Family Planning 2020. Et plus précisément « aux budgets alloués à la planification familiale qui doivent encore augmenter pour atteindre l’objectif de 2020 ».

A noter : en Afrique de l’Est et du Sud, pour la première fois, plus de 3 femmes sur 10 utilisent désormais un moyen de contraception moderne. Entre 2011 et 2015, la contraception des filles et des femmes de Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, a augmenté de 1 million.

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