A l’échelle mondiale, 8% à 18% des décès maternels sont dus à des avortements clandestins. Et nombre de femmes ayant subi une IVG dans des conditions très précaires sont victimes de graves complications. Ce fléau touche en grande majorité les pays dont le système de santé est fragilisé. Des chercheurs se sont donc intéressés à la situation de 26 pays en voie de développement.

Chaque année dans le monde, 22 millions d’interventions sont réalisées hors cadre médical. Au total, « 22 000 femmes perdent la vie suite à un avortement clandestin, en lien direct avec le manque d’hygiène », peut-on lire ce 19 août dans An international Journal of Obstetrics & Gynaecology (BJOG).

Du Brésil au Pakistan. Des chercheurs de l’Institut Guttmacher (Etats-Unis) ont évalué l’impact de ces interventions et de leurs conséquences. Résultat, dans les 26 pays en voie de développement observés pour l’étude, « 8 millions de femmes âgées de 15 à 44 ans souffrent de complications liées à une interruption volontaire de grossesse (IVG) hors-cadre hospitalier », nous précise le Pr Gilda Sedgh. Au total, seulement 5 de ces 8 millions de femmes reçoivent les soins nécessaires. Les Pakistanaises sont les plus impactées avec 14,6 femmes prises en charge pour 1 000 avortements ». Contre 2,4 pour 1 000 au Brésil.

« L’accès au planning familial, aux dispositifs de contraception et aux avortements médicalisés, là où la loi le permet, sont indispensables pour améliorer la santé reproductive ». Autant de mesures utiles « pour le bien-être des femmes et de leur proches ».

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