Blanches, douces et indispensables au quotidien pour changer votre enfant… malgré leur pureté apparente, certaines couches pour bébé contiendraient des substances allergisantes. Mais leur éviction serait prévue à la mi-mai au plus tard selon les fabricants…

Le 23 janvier, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) révélait la présence de substances toxiques dans le couches capables de « migrer dans l’urine et d’entrer en contact prolongé avec la peau des bébés ».

Interpelés par les pouvoirs publics*, « les fabricants et les distributeurs de couches à usage unique (…) se sont engagés à éliminer les substances allergisantes, notamment dans les parfums, dans un délai maximal de 3 mois », annonce la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) ce 8 février.

Matières premières et méthodes de fabrication

Le souci de transparence est aussi pris en compte. Ainsi, les fabricants et les distributeurs procèderont – dans les 5 mois à venir – « à une analyse exhaustive de leurs circuits d’approvisionnement et de fabrication ». Précisément, un plan d’action sera établi concernant :

Les matières premières : en se basant sur un diagnostic de la qualité des approvisionnent, les professionnels devront opter pour la mesure la plus adaptée comme des contrôles, des mises à jour des sources ou un nouveau cahier des charges ;

Les procédés de fabrication : des audits de chaque professionnel seront effectués « pour identifier les étapes de production pouvant conduire à la formation des substances nocives ». Si besoin, les méthodes devront être adaptées.

La DGCCRF s’engage à réaliser des contrôles « pour évaluer le respect et l’efficacité des engagements pris ce jour par les professionnels ». La France portera prochainement une réglementation au niveau européen pour faire voter la restriction ou l’interdiction des substances chimiques dans les couches pour bébés.

A noter : en janvier 2017, l’association 60 millions de consommateurs révélait déjà la présence de cellulose (fibre de bois) et non de coton dans les couches pour bébés. Autres molécules inquiétantes mais bel et bien présentes, du plastique (propylène), des résidus de glyphosate et autres pesticides ainsi que des dioxines.

*Ministre de la Transition Ecologique et Solidaire, ministre des Solidarités et de la Santé et ministre de l’Economie et des Finances

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