Dépistage du cancer du sein : évaluer le risque individuel

[10 novembre 2017 - 12h56] [mis à jour le 10 novembre 2017 à 12h57]

Le dépistage organisé du cancer du sein fait toujours l’objet de critiques, dénonçant notamment le risque de surdiagnostic et de surtraitement. Le taux de participation reste d’ailleurs assez faible en France. Mais comment évaluer le risque chez chaque femme ? L’étude Riviera promue par Gustave Roussy a évalué une nouvelle méthode, basée sur l’évaluation du risque individuel.

L’étude clinique Riviera* visait à évaluer chez des femmes de 40 à 74 ans, l’acceptabilité et la faisabilité d’une consultation de prévention du cancer du sein par les médecins de cabinets de ville en utilisant MammoRisk®. Ce logiciel évalue le risque individuel dans les 5 années.

Pour ce faire, l’équipe du Dr Delaloge, Chef du comité de Pathologie Mammaire de Gustave Roussy et investigateur principal de Riviera, a mené ce travail lors de rendez-vous avec 26 médecins de ville – médecins généraliste, gynécologues, radiologues – auprès de 452 femmes.

Un calcul du risque personnalisé

Mammorisk® est un outil logiciel de prédiction et de prévention de risque du cancer du sein, qui intègre 4 facteurs de risque :

  • l’âge de la patiente ;
  • le nombre d’antécédents familiaux ;
  • si la femme a eu ou non une biopsie mammaire ;
  • la densité mammaire.

Cette approche permet d’obtenir un calcul du risque facilement partagé avec les patientes et les prescripteurs. Le logiciel fournit en outre un programme de suivi personnalisé pour toutes les femmes.

Une excellente adhérence au dépistage

Les résultats de l’étude clinique ont montré un « taux d’acceptation de 97% », notent les auteurs. Les femmes participant à l’essai « ont trouvé les informations délivrées claires et ont bien compris le programme de suivi proposé ». De plus, « 48 heures après la consultation, le niveau d’anxiété et de stress était faible ».

Dans le détail, « 36% des femmes incluses ont été identifiées avec un risque élevé de cancer du sein, justifiant potentiellement un dépistage plus intensif ou une consultation d’oncogénétique ».

*financée par la Fondation ARC et réalisée en collaboration avec Statlife, société de medtech qui développe des logiciels médicaux de prédiction de risque de pathologies pour une médecine personnalisée 

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