La dépression à l’adolescence augmente le risque de comportements violents. Ce lien de cause à effet illustre l’importance de détecter précocemment cette maladie pour une prise en charge efficiente. Et un meilleur contrôle des conduites à risque.

Pour préciser le lien entre dépression et violence chez l’adolescent, des chercheurs de Finlande, des Pays-Bas et du Royaume-Uni ont suivi 57 526 adolescents. Résultats, « dans les centres de détention pour jeunes, 11% de la population masculine et 29% des filles souffraient de dépression ». Sur la totalité de l’échantillon, « 7,1% des jeunes atteints ont été condamnés pour un ou plusieurs actes violents, contre 3,6% dans la population non diagnostiquée pour cette fragilité mentale », détaille le Pr Seena Fazel, principal auteur de l’étude (Forensic Psychiatry Group at the University of Oxford, United Kingdom).

Aller plus loin 

« Cette étude rappelle l’importance du diagnostic et de la prise en charge précoces de cette maladie », afin de contrôler au maximum le tempérament parfois à vif des adolescents fragiles sur le plan psychologique et/ou psychiatrique.

Mais « l’impact de la dépression sur le comportement doit faire l’objet de travaux plus complets », appuient les scientifiques.  Ces derniers devront se concentrer sur d’autres données que le simple nombre de condamnations, « comme l’impulsivité, l’hostilité et le manque de maîtrise de soi ». C’est-à-dire tous les comportements associés au passage à l’acte violent.

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