Des instituts de beauté, pas toujours au poil

[11 avril 2013 - 14h46] [mis à jour le 19 décembre 2013 à 16h59]

65 instituts ont été visités en Ile-de-France, à Lille, Lyon et Marseille. ©Phovoir

Les beaux jours se profilent et avec eux ressortent les jupes et autres shorts. Si vous voulez exhiber vos belles gambettes, il vous faudra sans doute passer par la case « épilation ». Beaucoup préfèrent le confort des instituts à leur salle de bain. C’est à partir de ce constat que 60 millions de consommateurs a dépêché ses meilleures testeuses pour éprouver le savoir-faire de certains instituts parmi les plus fréquentés. Au programme, épilation de ce qu’il est convenu d’appeler la « demi-jambe », à savoir, des chevilles aux genoux. Et les résultats font parfois très mal.

Rassurez-vous, quelle que soit la boutique que vous choisirez (institut de beauté, parfumerie, low cost…), il y a peu de chances que vous soyez déçue. Du moins par le résultat final. Ça c’est pour la bonne nouvelle. La mauvaise, ou plutôt les mauvaises, résident dans le manque d’efforts pour assurer le confort des clientes, mais aussi dans les lacunes en matière d’hygiène de certaines enseignes… même parmi les plus chères.

« Dans l’ensemble, les testeuses ont trouvé les centres low cost peu agréables » nous apprend le test de 60 millions de consommateurs. « Les parfumeries (Yves Rocher, Nocibé et Marionnaud), tout comme les esthéticiennes, s’en sortent mieux. Même si l’on peut regretter l’absence de salle d’attente dans certains centres. »

Hygiène et techniques à revoir

Le métier de « client mystère » n’a pas que des avantages. Ainsi, avant de démarrer leur soin, certaines ont pu constater que 30% des esthéticiennes ne se lavaient pas les mains. Majoritairement dans les enseignes dites low cost. « Un chiffre qui monte à 50% chez Body minute et Citron vert. En revanche, chez Nocibé ou Marionnaud, ce prérequis est systématique. »

Les low-cost se distinguent, si ce n’est par l’absence, du moins par le manque de propreté des locaux (20% des instituts visités). Saletés au sol, poubelles débordantes, poils un peu partout ne sont que quelques exemples cités par les testeuses. Des instituts dans lesquels le nettoyage ou la désinfection de la peau de la cliente n’est pas jugé nécessaire.

Enfin, entre les enseignes jugées comme les moins bonnes (comprenez par là les « low cost ») et les « meilleures » (Yves Rocher ou Nocibé), le nombre de bandelettes de cire appliquées variait du simple au double. Un comble quand on sait qu’en changeant régulièrement de bandelettes, le poil partira plus facilement.

Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

Partager cet article