Diabète : 15 propositions pour une meilleure prise en charge

[14 novembre 2018 - 16h40] [mis à jour le 14 novembre 2018 à 17h24]

Lancés en novembre 2017, les Etats Généraux du Diabète et Diabétiques viennent d’accoucher de 15 propositions pour améliorer la prise en charge des patients. Mais aussi la prévention auprès de tous les Français. Le point à l’occasion de la Journée mondiale du diabète organisée ce 14 novembre.

La restitution des discussions issues des Etats Généraux du Diabète et Diabétiques auprès de l’Assemblée nationale a eu lieu ce 12 novembre. Soit une année après le lancement de ces concertations organisées par la Fédération française des diabétiques (FFD).

Concrètement, la FFD a consulté les Français grâce à des actions de prévention et à la mise en ligne du site egdiabete.fr. Une plateforme contributive incitant les citoyens à s’exprimer sur la prise en charge du diabète en France. De nombreux forums et tables rondes ont aussi été organisés.

Génétique, environnement…

Suite à ces réflexions, diffusées sous le haut patronage du Ministère des Solidarités et de la Santé, « 15 propositions avec pour fil rouge une médecine fondée sur l’humanisme », ont vu le jour. Des exemples ?

Dans la population générale, il s’agit d’« augmenter la qualité des produits industriels » en luttant contre le marketing de la malbouffe, en imposant le Nutriscore aux industriels et décliner ce programme en application smartphone. Autre idée, s’inspirer notamment de la décision du gouvernement chilien d’interdire « les jeux dans le Happy Meal et le Kinder Surprise » pour éloigner les enfants des aliments trop riches en sucres, en gras et en sel.

La FFD propose aussi de « mesurer l’impact génétique et épigénétique des déterminants sociaux ou encore améliorer (…) le repérage des personnes à risque de diabète de type 2 ». Comment ? En accentuant la recherche et en « développant au niveau européen des critères d’identification des perturbateurs endocriniens ».

Côté patients, les propositions tiennent en autres à la révision des « textes législatifs (…) sur l’emploi des personnes diabétiques, à la considération de l’activité physique et la diététique comme une thérapie à part entière, à une meilleure prévention des complications du diabète ou encore en facilitant le quotidien des patients en favorisant les consultations à distance et le télésuivi ».

A noter : pour rappel, en France on compte aujourd’hui, « 3,7 millions de personnes traitées pour un diabète soit 5,4 % de la population ». Sans compter les 500 000 à 800 000 Français atteints d’un diabète de type 2 mais qui ignorent à ce jour leur maladie.

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