Du sport contre le tabac ? Ca marche !

[03 mai 2013 - 17h27] [mis à jour le 19 décembre 2013 à 14h56]

Marcher pour ne pas penser à la cigarette. © Phovoir

L’activité physique pour arrêter la cigarette. L’idée n’est pas neuve, mais elle vient de trouver un écho scientifique. Une étude américaine publiée dans le Journal of Adolescent Health révèle en effet que si les adolescents fumeurs pratiquaient 20 minutes de sport par jour – même une simple marche–  cela les aiderait à réduire, voire à stopper leur consommation de tabac.

Les chercheurs de l’Université George Washington ont suivi 233 adolescents de 19 lycées de Virginie occidentale. Un Etat qui a la particularité de présenter le taux de tabagisme le plus élevé des Etats-Unis. Selon les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) d’Atlanta, près de 13% des moins de 18 ans y sont fumeurs. Rien d’étonnant à cela dans la mesure où la Virginie a bâti sa prospérité sur les plantations et le commerce du tabac. De là à dire que la cigarette participe de la culture locale…

Les participants étaient des fumeurs quotidiens  – un demi-paquet consommé en semaine et un paquet par jour le week-end – et habitués à d’autres comportements à risque. « Il n’est pas inhabituel pour les adolescents d’avoir d’autres attitudes  peu en lien avec la santé », explique Kimberly Horn, principale auteur de l’étude. « Le tabagisme et l’inactivité physique vont souvent de paire. »

Marcher… pour ne pas allumer une cigarette

Les scientifiques ont cherché à savoir si le sport avait un quelconque intérêt dans un programme de sevrage tabagique. Tous les adolescents recrutés ont participé à des séances de remise en forme. Mais seuls ceux dont la pratique s’est prolongée au-delà de 20 minutes par jour ont considérablement réduit leur consommation.

Selon les auteurs de ce travail, « c’est à partir de ce seuil que des résultats sont observables. Sans parler d’activité intensive, ceux qui marchaient vingt minutes ont présenté une meilleure résistance à l’envie d’allumer une cigarette. Même si nous ne connaissons pas encore précisément son mécanisme d’action, nous savons que l’activité physique –si modeste soit-elle – présente des bénéfices pour la santé. » Des travaux supplémentaires doivent maintenant venir confirmer ces conclusions.

Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

 

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