E-cigarette : l’OMS pointe ses méfaits

[29 juillet 2019 - 12h12] [mis à jour le 29 juillet 2019 à 16h37]

Dans son dernier rapport sur l’épidémie de tabagisme dans le monde, l’OMS souligne les dangers de la cigarette électronique. L’organisation recommande de l’interdire ou, au moins, réguler son utilisation.

La cigarette électronique pourrait-elle s’avérer aussi néfaste que la cigarette conventionnelle ? L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) met en effet en avant les éléments inquiétants ainsi que les inconnues de ces dispositifs dans son dernier rapport.

Liquides nocifs, nicotine addictive

Leur utilisation en première intention par des jeunes non-fumeurs alarme. D’autant que l’OMS rapporte une hausse de 1,5% de l’utilisation de ces dispositifs de vapotage dans cette population entre 2011 et 2018. Par ailleurs, les liquides qu’ils contiennent seraient nocifs. En effet, une étude américaine récente a montré que tous les e-liquides analysés avaient endommagé les cellules endothéliales exposées. Ces dernières, qui recouvrent l’intérieur des vaisseaux sanguins, présentaient alors des taux de molécules impliquées dans la mort cellulaire bien supérieurs à la normale.

En outre, ces jeunes non-fumeurs, exposés à la nicotine par le biais de l’e-cigarette courent le risque de développer une addiction à cette substance. Multipliant ainsi par deux leur risque de tomber dans le tabagisme traditionnel, d’après les résultats de plusieurs travaux récents. Enfin, leur efficacité en matière de dispositif de sevrage tabagique, reste encore très débattue.

Interdire ou réguler

« Si vous l’interdisez, très bien », estime donc l’OMS dans son rapport. Mais « si vous ne l’interdisez pas, régulez-la, ne la laissez pas librement parce que les jeunes vont l’utiliser. » En matière de régulation, le rapport précise que les pays devraient « empêcher les fabricants de promouvoir leurs dispositifs, notamment auprès des jeunes ». L’industrie devrait même se voir empêcher d’ajouter des parfums attractifs afin de décourager la consommation par cette population.

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