Les études sur la vapoteuse noircissent bien des pages ! Dernière découverte en date, le risque d’aggravation des asthmes liés à l’exposition aux e-liquides.

Les e-liquides parfumés aggraveraient des maladies respiratoires comme l’asthme, selon une étude menée par des chercheurs australiens*. Un point inquiétant quand on sait que la cigarette électronique est devenue une habitude pour de nombreux jeunes en particulier. Ainsi, « aux Etats-Unis, 9% des 18-24 ans vapotent régulièrement ». Ces résultats sont publiés alors que plusieurs cas d’infections pulmonaires et de décès ont récemment été rapportés aux Etats-Unis justement, en lien avec l’usage d’e-liquides fabriqués artisanalement.

Réglisse noire…

Mais tous les parfums ne seraient pas concernés. « Tous les liquides n’auraient donc pas le même effet sur la santé pulmonaire », atteste le Dr David Chapman, principal auteur de l’étude. « Le parfum ‘réglisse noire’ serait le plus susceptible d’aggraver les inflammations respiratoires ». En revanche, la saveur ‘Cinnacide’ aurait l’effet inverse. Le parfum « banane- pudding » accentuerait, lui, « le phénomène de cicatrisation des tissus respiratoires ». Autre point, « tous les e-liquides contenant de la nicotine suppriment les inflammations des voies respiratoires, en cohérence avec la propriété anti-inflammatoire de la nicotine ». Malgré les propriétés anti-inflammatoires de ces parfums, la cigarette électronique reste déconseillée aux jeunes.

Et en France ? Selon la dernière enquête publiée par l’Office français des drogues et des toxicomanies (OFDT), 52,1% des lycéens avaient déjà vapoté en 2018. Et 9,8% des jeunes ayant testé la cigarette électronique n’avaient jamais fumé de cigarettes.

A noter : selon l’Organisation mondiale de la Santé, la cigarette électronique est un dispositif « incontestablement nocif », même s’il reste « probablement moins toxique que la cigarette » et qu’il peut constituer pour les fumeurs un réel dispositif de sevrage. Selon Santé publique France, 700 000 Français sont sortis de leur addiction au tabac grâce à la vapoteuse, entre 2010 et 2017.

*University of Technology Sydney (UTS), University of Vermont, USA and the Woolcock Institute of Medical Research, Australia

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