Enceinte, attention avec les infusions

[10 juillet 2017 - 15h49]

Parce qu’ils sont riches en principes actifs, les traitements à base de plantes peuvent s’avérer très efficaces pour soulager les petits maux de la grossesse. Mais contrairement à une idée très répandue, la phytothérapie est loin d’être inoffensive. La prudence s’impose donc, comme avec n’importe quel médicament.

De nombreuses molécules pharmacologiques peuvent avoir un effet tératogène, c’est-à-dire être toxiques pour le fœtus. Les femmes enceintes sont de plus en plus conscientes de ce risque et vigilantes face à l’automédication. La tentation est alors d’autant plus grande de se tourner vers des médecines dites douces comme la phytothérapie. Pourtant, mal choisies, certaines plantes consommées sous forme de tisanes peuvent s’avérer redoutables, parce qu’elles sont connues pour être abortives, pour passer à travers le placenta ou encore pour provoquer des contractions. C’est notamment le cas de l’achillée millefeuille, du framboisier, de l’épine-vinette, de la sauge, du thym, de la menthe poivrée, de la grande camomille…

L’idéal, pour profiter l’esprit tranquille des vertus des infusions, est de les considérer comme n’importe quel autre traitement et de ne pas y recourir sans avoir demandé au préalable l’avis de son médecin ou de son pharmacien.

Des plantes à l’innocuité reconnue

Certaines plantes peuvent toutefois être utilisées sans danger. Ainsi, l’OMS a reconnu l’utilisation du gingembre pour soulager les nausées et les vomissements. Pour profiter de ses propriétés en toute sécurité, faites infuser et buvez chaque jour l’équivalent de 2g de gingembre séché ou 10g de gingembre frais. La mélisse, contre les nausées, la constipation et le stress, ou encore le tilleul, pour lutter contre l’insomnie, sont eux aussi autorisés.

A noter : Soyez très scrupuleuse sur la provenance de vos plantes. Ne les achetez pas sur les marchés ou en vrac sur internet, préférez les herboristeries et les pharmacies.

Partager cet article