Epilepsie : un accès aux soins insuffisant pour les populations vulnérables

[20 juin 2019 - 17h20] [mis à jour le 20 juin 2019 à 17h26]

Dans un rapport, l’OMS dénonce le manque de prise en charge des patients atteints d’épilepsie, dans les pays à revenu faible. Cette carence entraîne un sur-risque de décès précoce. Quels leviers mettre en place pour mieux traiter cette maladie ?

Les trois quarts des patients atteints d’épilepsie dans les pays à revenu faible ne bénéficient pas de traitement adéquat. Une donnée publiée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ce 20 juin, dans son rapport « Agir contre l’épilepsie: un impératif de santé publique ».

Et les conséquences sont graves : le manque de traitement et d’accès aux soins « condamne nombre de patients à souffrir de stigmatisation leur vie durant et augmente le risque de décès prématuré ». Sachant que les patients épileptiques traités encourent déjà 3 fois plus de risque de décès prématuré comparés à la population générale.

Autre danger, le non-traitement des risques associés à l’épilepsie comme la dépression et l’anxiété : « 23% des adultes épileptiques souffriront de dépression clinique au cours de leur vie et 20% connaîtront des épisodes anxieux. »

L’approche thérapeutique repose sur la prescription d’antiépileptiques, la chirurgie, la neurostimulation mais aussi le régime cétogène et la stimulation du nerf vague.

L’amélioration de l’accès aux soins est possible : la preuve, des programmes pilotes déployés en Birmanie, au Ghana, au Mozambique et au Vietnam portent déjà leurs fruits : « 6,5 millions de personnes supplémentaires bénéficient désormais de traitement en cas de besoin. » La priorité aujourd’hui, « assurer un accès ininterrompu aux médicaments antiépileptiques et former les non-spécialistes qui travaillent dans les centres de santé primaires ».

A noter : dans le monde, l’épilepsie touche 50 millions de patients, et 750 000 en France. Cliquez ici pour savoir quels réflexes adopter en cas de crise.

Partager cet article