Des grossesses plus tardives et le développement des techniques de procréation médicalement assistée favorisent la gémellité. Le nombre de jumeaux a doublé ces quarante dernières années. Mais si elles sont plus fréquentes, ces naissances n’en restent pas moins auréolées de mystères. Ce qu’il faut savoir.

Deux tiers des grossesses gémellaires donnent naissance à des faux jumeaux. Appelés aussi jumeaux dizygotes ou hétérozygotes, ils résultent de l’émission de deux ovules, puis de leur fécondation chacun par un spermatozoïde. Leur patrimoine génétique étant différent, ces jumeaux ne se ressemblent pas trait pour trait, contrairement aux vrais jumeaux. Ils peuvent même ne pas avoir le même sexe.

Des grossesses plus surveillées

Le diagnostic de gémellité est le plus souvent posé lors de la première échographie, à la 12ème semaine d’aménorrhée. Dans le cas de faux jumeaux, chaque embryon a son propre placenta et son propre sac de liquide amniotique. On parle de grossesse bichoriale biamniotique. Comme toute grossesse gémellaire, elle fait l’objet d’une attention particulière, les risques de complications (accouchement prématuré, retard de croissance intra-utérin, hypertension maternelle) étant plus élevés que dans le cas d’une grossesse classique. Les consultations médicales ont lieu chaque mois et à partir du 5ème mois, les échographies deviennent elles aussi mensuelles. L’accouchement est généralement programmé entre 38 et 40 semaines d’aménorrhée.

A noter : C’est rarissime mais des faux jumeaux peuvent avoir des pères différents si la future maman a eu des rapports sexuels avec deux hommes dans les jours entourant son ovulation. Les spermatozoïdes peuvent en effet survivre jusqu’à 5 jours dans les trompes. Moins d’une dizaine de cas de superfécondation parentale ont été rapportés à travers le monde. Mais il en existe probablement davantage.

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