Vrais jumeaux : des grossesses deux fois plus surveillées

[12 juin 2017 - 16h28] [mis à jour le 12 juin 2017 à 16h29]

L’échographie du 1er trimestre réserve une sacrée surprise quand elle révèle la présence de deux embryons. Laissant aux futurs parents le temps d’assimiler la nouvelle, le praticien examine attentivement son écran pour savoir s’il s’agit de vrais jumeaux. Et, si c’est le cas, de quelle façon ils se partagent le placenta. Cette information permet un suivi optimal de cette grossesse un peu particulière.

Il existe deux types de jumeaux. Les jumeaux dizygotes, plus connus sous le nom de « faux jumeaux », sont issus de la fécondation de deux ovocytes par deux spermatozoïdes. Ils représentent deux tiers des grossesses gémellaires. Plus rares, les jumeaux monozygotes, ou « vrais jumeaux », résultent de la fécondation d’un ovocyte par un spermatozoïde puis de la division cellulaire de l’œuf obtenu en deux embryons.

Une fois les deux embryons formés, il existe encore plusieurs possibilités. Les spécialistes parlent de chorionicité, c’est-à-dire de « type placentaire ». Soit les deux embryons partagent un seul et même placenta et l’on parle alors de grossesse monochariale. S’ils partagent aussi le même liquide amniotique, il s’agit d’une grossesse monochariale monoamniotique. S’ils ont chacun leur propre poche amniotique, il s’agit d’une grossesse monochariale biamniotique. Mais, même si c’est plus rare dans le cas de vrais jumeaux, ils peuvent aussi avoir leur propre placenta. Il s’agit alors d’une grossesse bichoriale biamniotique.

Des accouchements forcément plus précoces

Parce qu’elles exposent à un risque plus élevé de complications (accouchement prématuré, retard de croissance intra-utérin, hypertension de la mère), les grossesses gémellaires font l’objet d’une attention particulière. En cas de grossesse bichoriale sans complication, il est recommandé de compléter la consultation gynécologique mensuelle par une échographie et les médecins prévoient généralement de déclencher l’accouchement entre 38 et 40 semaines d’aménorrhée. En cas de grossesse monochoriale, le suivi doit être encore plus soutenu et l’accouchement est généralement déclenché encore un peu plus tôt. Mais la nature est bien faite : les poumons des jumeaux sont matures 15 jours plus tôt que dans le cas des grossesse classiques.

A noter : si les vrais jumeaux sont forcément du même sexe et se ressemblent comme deux gouttes d’eau, ils se distinguent malgré tout par leurs empreintes digitales et leurs iris. Ces derniers se développent en effet pendant la grossesse, indépendamment du patrimoine génétique de chacun.

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