Privilégier les génériques, diminuer l’achat de médicaments à l’hôpital… ce 25 septembre, le gouvernement a dévoilé les grandes lignes de son projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2019. Des mesures qui permettraient d’atteindre l’équilibre du budget de la « Sécu » dès l’année prochaine.

Les comptes de la Sécurité sociale à l’équilibre… pour approcher cette situation au plus près, le gouvernement présente – chaque automne – son projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS). Cette année, il promet un retour dans le vert grâce à des dépenses revues à la baisse : « en 2019, les dépenses de sécurité sociale évolueront globalement de 2 %, contre 2,3% en 2018 », renseigne le PLFSS.

Inciter à la prescription des génériques

En cas de refus du générique, les patients seront moins bien couverts. En effet, « le remboursement d’un assuré qui ne souhaiterait pas, sans justification médicale, la substitution proposée par le pharmacien se fera désormais sur la base du prix du générique ». Ces molécules coûtent en moyenne 40% de moins que la molécule princeps. Une mesure mise en place progressivement d’ici au 1er janvier 2020.

D’autres postes sont aussi concernés par ces économies inscrites au cœur du PLFSS : l’accélération du développement de la prise en charge en ambulatoire et la baisse des dépenses du côté des transports sanitaires. Mais aussi des achats à l’hôpital optimisés, avec 1,1 milliard d’euros d’économies prévu dans la branche du médicament. Des chantiers déjà largement engagés par les gouvernements précédents.

Assistants médicaux, reste à charge 0, EHPAD…

Selon le gouvernement, ces économies n’empêchent pas la création de postes, comme l’annonçait Emmanuel Macron dans son discours du 18 septembre. Aussi, 4 000 postes d’assistants médicaux devraient être créés d’ici à 2020 pour décharger les médecins de certaines gestes techniques et tâches administratives. Et 400 postes de médecins généralistes dans les zones dites de désert médical.

La prise en charge de la dépendance constitue aussi une priorité. Dans les EHPAD, la branche vieillesse devrait bénéficier de 50 millions d’euros pour améliorer le développement des soins à domicile. Et de 10 millions d’euros pour généraliser « la présence d’infirmiers de nuit d’ici à 2020 afin de réduire les hospitalisations en urgence évitables et sécuriser les prises en charge nocturnes ».

Enfin, pour couvrir les besoins en santé « des plus vulnérables, l’absence de reste à charge sera garantie dès 2020 pour l’optique et une partie du dentaire et en 2021 pour l’ensemble des secteurs ». Autre point, « la prise en charge par l’Assurance maladie (…) pour les aides auditives sera doublée d’ici 2021 ».

Et après ?

Le PLFSS 2019 sera déposé à l’Assemblée nationale le 15 octobre au plus tard. Le Parlement disposera ensuite de 50 jours pour se prononcer pour ou contre les mesures proposées pour équilibrer recettes et dépenses en termes de santé publique.

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