Grippe : la campagne de vaccination prolongée jusqu’au 28 février

27 janvier 2026

Face à la poursuite de la circulation du virus de la grippe et à la hausse du nombre de cas chez les enfants, les autorités sanitaires prolongent la campagne de vaccination jusqu’au 28 février.

La Direction générale de la Santé (DGS) a annoncé mardi 27 janvier la prolongation de la campagne de vaccination jusqu’au 28 février. En effet dans son dernier bulletin épidémiologique, Santé publique France alertait sur une circulation du virus toujours importante. Et si l’épidémie reculait chez les adultes, les chiffres chez les enfants indiquaient une reprise. « Il est possible que cette reprise à la hausse de la circulation des virus grippaux chez les enfants, consécutive à la rentrée scolaire début janvier, entraîne une recrudescence du recours aux soins chez les adultes dans les semaines à venir, mais il est très difficile d’anticiper l’impact qu’une telle reprise épidémique pourrait avoir sur le système de soins », notait dans son bulletin Santé publique France. Une recrudescence des consultations et des hospitalisations est donc probable.

Les formes graves de la grippe pourraient encore fortement touchées les personnes les plus fragiles. Ainsi, parmi les cas de grippe admis en réanimation, plus de la moitié concerne des personnes âgées de 65 ans. « Parmi les cas pour lesquels le statut vaccinal était connu, près des trois quarts n’étaient pas vaccinés contre la grippe. Par ailleurs, la mortalité associée à la grippe a atteint mi-janvier un niveau comparable à celui observé au pic de la saison précédente », justifie la DGS.

Une couverture vaccinale toujours trop faible, notamment chez les plus de 65 ans

Dans ce contexte, les autorités sanitaires ont décidé de prolonger la campagne de vaccination jusqu’au 28 février afin de permettre à toutes les personnes éligibles de se faire vacciner et de renforcer la protection des populations les plus à risque. En effet, la vaccination reste un moyen efficace de se protéger des formes graves de la grippe. Mais, au 31 décembre 2025, la couverture vaccinale contre la grippe atteignait 46,3 % parmi l’ensemble des personnes ciblées, et 53,3 % chez les personnes âgées de 65 ans et plus. Des niveaux en hausse par rapport à la saison précédente, mais néanmoins insuffisants au regard de l’intensité de l’épidémie observée. Et chez les personnes de moins de 65 ans à risque de grippe sévère, la couverture vaccinale demeure particulièrement basse.

Selon les premières estimations, le vaccin est cette année efficace à 36,5 % tous âges confondus. « Il s’agit d’un niveau d’efficacité modéré pour le vaccin grippe, similaire à d’autres estimations européennes préliminaires et supérieur à l’attendu, compte tenu notamment de la forte divergence antigénique du sous-clade K vis-à-vis de la souche A(H3N2) incluse dans le vaccin utilisé cet hiver », note Santé publique France. Toutefois le vaccin reste efficace « pour réduire le risque de complications liées à la grippe », notamment chez les personnes âgées, ajoute la Direction générale de la Santé.

La vaccination, pour qui ?

La vaccination est fortement recommandée pour

  • les personnes âgées de 65 ans et plus ;
  • les personnes de moins de 65 ans souffrant de certaines maladies chroniques ;
  • les femmes enceintes ;
  • les personnes souffrant d’obésité ;
  • l’entourage des nourrissons à risque de grippe grave et des personnes immunodéprimées ;
  • les professionnels de santé et tout professionnel en contact régulier et prolongé avec des personnes à risque de grippe sévère.

Le vaccin est disponible en quantité suffisante sur l’ensemble du territoire et est remboursé à 100 % par l’Assurance-maladie. Un médecin, un infirmer, une sage-femme ou un pharmacien peut l’administrer.

Quand aux gestes barrières, ils restent essentiels, en complément de la vaccination :

  • porter un masque, systématiquement en présence de symptômes (toux, fièvre, mal de gorge, nez qui coule), et en période épidémique dans les autres lieux très fréquentés et en particulier dans les lieux de soins, si l’on est à risque de développer une forme grave ou en présence de personnes vulnérables, que l’on ait des symptômes ou non ;
  • se laver régulièrement les mains et/ou utiliser une solution hydroalcoolique, en particulier après avoir été en contact avec des surfaces partagées (transports en commun, poignées de porte, terminaux de paiement, etc.) ou des sécrétions respiratoires ;
  • aérer fréquemment les espaces clos, en ouvrant les fenêtres au moins 10 minutes plusieurs fois par jour, afin de renouveler l’air et réduire la concentration des virus en suspension.
Destination Santé
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