Grossesse : contre la rhinite allergique, les antihistaminiques possibles

[02 décembre 2015 - 17h02] [mis à jour le 02 décembre 2015 à 17h24]

La rhinite allergique, autrement appelée rhume des foins, n’épargne pas les femmes enceintes. Bien que bénigne et sans conséquence sur la poursuite de la grossesse, cette manifestation allergique n’en reste pas moins très gênante. La revue Prescrire a fait le point sur les solutions thérapeutiques à privilégier au cours de la grossesse.

« Quand un traitement médicamenteux d’une rhinite allergique est jugé souhaitable chez une femme enceinte, diverses options exposent à peu de risques », rassurent les rédacteurs de la revue Prescrire. Une bonne nouvelle pour les nombreuses femmes concernées. « Le cromoglicate de sodium ou l’azélastine par voie nasale, ou un antihistaminique H1 non sédatif et non atropinique par voie nasale ou orale » doivent ainsi être privilégiés.

Malheureusement, « le cromoglicate de sodium par voie nasale (Lomusol® ou autre) a une efficacité modeste, mais des effets indésirables rares (irritations locales, maux de tête surtout) ». Malgré tout, c’est « le traitement local de choix des rhinites allergiques peu intenses chez les femmes enceintes ». De leur côté, « les antihistaminiques H1 par voie nasale, notamment l’azélastine (Allergodil® ou autre) sans conservateur, n’ont pas été associés à un risque particulier au cours de la grossesse », poursuivent-ils.

Le cas des rhinites allergiques très gênantes

«Quand la rhinite allergique est gênante, les antihistaminiques H1 non sédatifs et non atropiniques par voie orale sont une alternative aux traitements locaux : la cétirizine (Virlix® ou autre) est un choix acceptable durant toute la grossesse », indiquent les rédacteurs. De son côté, « la loratadine (Clarityne® ou autre) est une autre option, mais à éviter au cours du premier trimestre du fait du risque d’hypospadias (une anomalie du pénis) observé chez l’animal, et non exclu chez l’Humain ».

Enfin, « les corticoïdes par voie nasale se situent en deuxième ligne car ils exposent à davantage d’effets indésirables dose-dépendants, mais ils ont probablement peu d’effets nocifs sur les enfants à naître », ajoutent-ils. « À faible dose et sur une courte durée de traitement, la béclométasone (Béconase® ou autre) ou le budésonide (Rhinocort ou autre) sont les corticoïdes locaux de premier choix. »

« Les autres traitements ont une balance bénéfices-risques moins favorable (tels les antihistaminiques H1 sédatifs et atropiniques), voire nettement défavorable tel l’hydroxyzine (Atarax® ou autre) », concluent-ils.

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