Le travail de nuit altère notre santé. Et les femmes enceintes n’échappent pas à la règle. Selon un travail danois, travailler au moins 2 nuits par semaine augmente le risque de fausse couche d’un tiers la semaine suivante.

Fatigue chronique, diabète, cancerLe travail de nuit n’est pas sans conséquences sur la santé. Il augmenterait aussi le risque de fausses couches. Si différents travaux ont déjà pointé ce danger du doigt, des chercheurs danois l’ont quantifié.

Ces scientifiques du Bispebjerg and Frederiksberg hospital de Copenhague ont récolté les données de plus de 20 000 femmes enceintes, travaillant dans le secteur public, principalement dans le milieu hospitalier. Ils ont ainsi pu comparer ces renseignements aux registres nationaux danois des naissances et aux admissions à l’hôpital pour fausses couches.

Il ressort qu’après 8 semaines de grossesse, celles qui avaient travaillé plus de 2 nuits par semaine avaient 32 % de risque en plus de connaître une fausse couche, et ce comparé à celle qui avaient travaillé de jour. Et le danger augmente en fonction du nombre de nuits consécutives consacrées au travail.

Moins de mélatonine. En termes d’explications, les auteurs avancent le fait que « la perturbation du rythme circadien diminue la libération de mélatonine. Or il a été démontré que la mélatonine joue un rôle important dans le maintien d’une grossesse réussie, en préservant notamment la fonction placentaire. »

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