Un antirétroviral indiqué dans le traitement du VIH, le dolutegravir, est soupçonné de produire des malformations de l’enfant à naître lorsqu’il est pris pendant la grossesse. L’Agence européenne du médicament a lancé une investigation suite aux résultats d’une étude menée au Botswana. 

Le dolutegravir est un inhibiteur de l’intégrase autorisé en Europe depuis 2014. Il est administré seul sous le nom de Tivicay ou en association avec de la lamivudine et de l’abacavir sous l’appellation Triumeq.

La prise de ce médicament indiqué chez les patients séropositifs au VIH est pointée du doigt dans le risque de malformation du tube neural ou spina bifida. Une étude menée au Botswana chez 11 558 femmes a en effet montré que ce risque était de 4 sur 426 contre 14 sur 11 173 chez les patientes prenant un autre antirétroviral.

Ces observations font partie de résultats préliminaires communiqués par les chercheurs. Les conclusions définitives de ce travail sont attendues pour la fin de l’année.

Préférer un autre traitement

L’Agence européenne du Médicament (EMA) a donc lancé une investigation à ce sujet. En attendant les résultats, elle recommande de ne pas prescrire ce traitement aux femmes souhaitant tomber enceintes.

Pour autant, il est déconseillé aux patientes d’arrêter leur traitement sans avis médical.

A noter : « le spina-bifida est une malformation provoquée par le mauvais développement de la colonne vertébrale et de la moelle épinière dans l’utérus, laissant une ouverture dans la colonne vertébrale », décrit l’hôpital pour enfants de Toronto (Canada).

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