Si votre enfant souffre d’un malaise, de fièvre ou de douleurs à bord d’un avion, mieux vaut avoir sous la main votre propre trousse à pharmacie. En effet, les équipements prévus ne seraient pas toujours adaptés.

Pendant un vol, n’hésitez pas à prendre avec vous le nécessaire à pharmacie pour les petits. Allergie, vomissement, maux de tête, fièvre… pensez à tout médicament efficace pour pallier les maux les plus fréquents. Mais pourquoi ? Tout simplement parce que le personnel de bord ne semble pas bien équipé à ce sujet, selon des chercheurs britanniques*.

Pour le prouver, l’équipe du Dr Alexandre Rotta du Duke University Medical Center (Washington), a analysé 11 000 incidents répertoriés entre janvier 2015 et octobre 2016, par 77 compagnies aériennes internationales. Tous les cas concernaient des petits en besoin de soins.

Résultat, une aide a été apportée dans 86% des cas par les stewards et hôtesses de l’air. Mais « rares étaient les situations dans lesquelles l’équipage avait sous la main le traitement adéquat ». Dans 9% des cas, les médecins présents à bord en tant que passagers sont venus prêter main forte. « Dans 16% des situations, des soins ont été prodigués après l’atterrissage. » Et pour « 0,5% des enfants, le vol a été dévié pour un atterrissage le plus rapide possible tant la prise en charge était urgente ».

Les principaux symptômes rapportés étaient similaires à ceux rapportés en consultation pédiatrique : « nausées et vomissement dans 33,9% des cas, de la fièvre ou un refroidissement (22,2%), des réactions allergiques (5,5%), des douleurs abdominales (4,7%) et la gastro-entérite (4,5%). »

« Les compagnies disposant de kits de premiers secours pédiatriques sont peu nombreuses. » Et pourtant, « 16% des prises en charge en plein vol concernent des enfants, ce qui n’est pas rare ».

La priorité ? Inciter les compagnies à approvisionner chaque avion de kit de premiers secours comprenant « des inhalateurs contre l’asthme, des antihistaminiques en cas d’allergies et de l’aspirine », sous d’autres formes que des comprimés souvent difficiles à avaler pour les petits. Et les dosages doivent être adaptés à la population infantile.

*Duke University Medical Center, Durham (Royaume-Uni)

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