Rupture de stock du jouet à la mode tant espéré, refus de lui offrir un chiot, grand-mère bien décidée à n’en faire qu’à sa tête… L’ouverture des cadeaux peut se solder par une dose de déception, voire un gros chagrin pour votre enfant. Comment gérer au mieux cette mini-crise ? 

Il est tout à fait légitime pour un enfant de manifester sa tristesse ou sa colère en découvrant que le Père Noël ne lui a pas apporté le cadeau tant attendu. Pas question de le traiter de capricieux. Si l’un des convives présents critique son comportement et lui fait la leçon, efforcez-vous de garder votre calme et répondez. « Il est déçu et sa réaction peut paraître disproportionnée. Mais il ne le fait pas exprès et a le droit de dire qu’il n’est pas content. » Votre enfant se sentira soulagé d’avoir votre soutien et de pouvoir exprimer ses émotions.

S’il vous demande pourquoi le Père Noël n’a pas répondu à ses attentes, soyez honnête. Inutile de lui dire qu’il est débordé ou que ses lutins sont farceurs. Expliquez-lui simplement que le Père Noël a eu peur qu’une tablette lui fasse mal aux yeux. Ou encore qu’il préférait avoir l’accord de papa et de maman avant d’amener un petit animal dans la maison.

Si ses pleurs ou sa bouderie durent, vouloir le convaincre que le cadeau reçu est vraiment chouette ne servirait à rien. Il risquerait de le prendre en grippe pour de bon. Proposez-lui plutôt d’aller ensemble dans sa chambre chercher son doudou ou dans la cuisine surveiller la cuisson de la dinde. Il est débordé par ses émotions et il a besoin de s’isoler quelques instants avec vous pour faire baisser la tension.

Même s’il paraît encore affecté dans les jours qui suivent, ne courez pas acheter le cadeau qui a fait défaut. Si vous ne l’avez pas fait avant Noël, c’est que vous aviez de bonnes raisons. S’il s’agit d’un produit qui n’était plus disponible durant les fêtes, rien ne vous empêche, avant son prochain anniversaire, de lui demander s’il en a toujours autant envie et de le lui offrir à cette occasion.

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