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L’île japonaise d’Okinawa est connue pour la longévité de ses habitants. Elle est même surnommée l’île des centenaires. Les habitants présentant, selon la Clinic Cleveland, l’un des taux les plus bas de maladies cardiovasculaires, de cancers et d’AVC au monde.
Comment expliquer une telle longévité en bonne santé ? Une partie de la réponse repose sur l’alimentation, à tel point que le régime alimentaire traditionnel sur l’île nippone est un régime mondialement célèbre : le régime d’Okinawa. Il s’agit d’une façon de s’alimenter à faible densité calorique mais à forte densité nutritionnelle ; les aliments sont peu transformés, riches en nutriments essentiels et faibles en index glycémique.
Il s’agit d’un régime majoritairement composé de végétaux : des racines (essentiellement des patates douces, des légumes surtout verts et jaunes et des légumineuses, en particulier le soja). Les fruits sont présents dans ce régime mais en faible quantité.
L’aliment de base est une variété de patate douce, à la chair violette. Riche en antioxydants, en fibres et en vitamine A, cette patate douce, appelée Beni imo, est faible en calories avec un index glycémique bas. À Okinawa, on la mange sous toutes ses formes, à chaque repas, à la vapeur, bouillie, en soupe ou sautées.
Le régime d’Okinawa contient très peu d’aliments d’origine animale : très peu de viande, un petit peu plus de poisson mais toujours en petite quantité et peu de produits laitiers. Il s’agit d’un régime quasiment végétarien.
Le thé, le plus souvent vert ou au jasmin, accompagne souvent la prise des repas.
Des plantes, des herbes et des algues comme le wakamé et le kombu sont également présents.
Le régime d’Okinawa se distingue enfin par sa très faible consommation de sucre, sans sucre ajouté. Les céréales, uniquement complètes, sont consommées mais en très petites quantités.
Au-delà des aliments, le régime d’Okinawa s’appuie sur un faible apport calorique. Hara hachi bu est un terme japonais qui signifie « Mangez jusqu’à être rassasié à 80 % ». Cette pratique consiste à s’arrêter de manger dès lors que l’on se sent légèrement rassasié. Cela nécessite de manger en pleine conscience. « Ralentissez lorsque vous mangez et laissez à votre corps le temps d’enregistrer la quantité ingérée, conseille pour la Cleveland Clinic la psychologique Susan Albers. Si vous mangez rapidement et vous arrêtez lorsque vous pensez être rassasié à 80 %, vous êtes peut-être en réalité rassasié à 100 % sans vous en rendre compte, car votre corps n’a pas encore assimilé l’information. » Prendre le temps de déguster et manger un peu moins.
Selon une étude publiée en 2014 dans la revue Mechanisms of ageing and development, le régime d’Okinawa, – riche en antioxydants, phytonutriments, basé sur des végétaux peu transformés, des aliments à faible charge glycémique et peu caloriques – pourrait réduire les maladies chroniques et favoriser un vieillissement en bonne santé et une plus grande longévité.

Source : Cleveland Clinic, Mechanisms of ageing and Development

Ecrit par : Dorothée Duchemin – Edité par Emmanuel Ducreuzet