L’espérance de vie en bonne santé continue d’augmenter en France

22 janvier 2026

Selon une étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) publiée jeudi 22 janvier, une femme de 65 ans peut espérer vivre encore 11,8 ans sans incapacité, et un homme 10,5 ans. Ce marqueur est en augmentation constante depuis 2008.

L’espérance de vie sans incapacité (EVSI) correspond au nombre d’années que peut espérer vivre une personne sans être limitée dans ses activités quotidiennes. L’étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), publiée le jeudi 22 janvier, se concentre notamment sur l’espérance de vie en bonne santé à partir de 65 ans. Ainsi, en France, en 2024, les hommes peuvent espérer vivre 10,5 ans sans incapacité et les femmes 11,8 ans. Cet indicateur est en hausse constante depuis 2008 mais, depuis 2019, il n’a progressé que de 4 mois pour les femmes et 1 mois pour les hommes. En cause essentiellement, l’épidémie de Covid-19.

Depuis 2008, l’espérance de vie sans incapacité à 65 ans a crû plus vite que l’espérance de vie au même âge. « Aussi, parmi les années restant à vivre à 65 ans, la part de celles qui seront vécues sans incapacité croît depuis 2008 : elle est passée entre 2008 et 2024, de 45 % à 50 % pour les femmes, et de 48 % à 53 % pour les hommes », note la Drees.

L’espérance de vie sans incapacité peut être calculée à tous les âges de la vie et notamment à la naissance. « En 2024, à la naissance, les femmes peuvent espérer vivre 85,8 ans, dont 64,1 ans sans incapacité, et 77,3 ans sans incapacité forte, contre respectivement 80,2 ans, 63,7 ans et 73,9 ans pour les hommes », précise la Drees. Ainsi, si les femmes ont une espérance de vie supérieure aux hommes de plus de 5 ans, l’écart se resserre largement pour l’espérance de vie sans incapacité, de quelques mois seulement.

Comment l’expliquer ?

Selon l’étude de la Drees, les femmes sont plus souvent atteintes de maladies chroniques invalidantes et peu létales comme des maladies musculosquelettiques, des troubles anxieux ou dépressifs, que les hommes. Eux sont plus souvent atteints de maladies chroniques invalidantes auxquelles ils survivent moins longtemps (maladies cardiaques, cancers, traumatismes).

En moyenne, dans l’Union européenne, l’EVSI à 65 ans d’élève à 9,2 ans chez les hommes et 9,6 ans chez les femmes. La France se place en 3e position parmi les 27 pays de l’Union européenne pour l’EVSI des femmes à 65 ans (elle était 5e en 2022) et 7e pour l’EVSI des hommes à 65 ans. Elle se place en deuxième position pour l’espérance de vie.

Comment est mesurée l’EVSI ?

L’espérance de vie sans incapacité se distingue de l’espérance de vie à la naissance. Celle-ci correspond au nombre moyen d’années qu’une génération fictive de personnes peut espérer vivre en étant soumise, à chaque âge, aux conditions de mortalité d’une année donnée. Indicateur de santé fréquemment utilisé pour décrire l’état de santé d’une population, il ne dit pourtant rien de l’état de santé ni du niveau d’autonomie dans lesquels sont vécues les années supplémentaires gagnées. Elle peut donc être complétée par l’espérance de vie sans incapacité. Comment est-elle évaluée ? Sa mesure s’appuie sur les réponses à la question posée dans le dispositif européen European Union Statistics on Income and Living Conditions (EU-SILC) « Êtes-vous limité(e), depuis au moins six mois, à cause d’un problème de santé, dans les activités que les gens font habituellement ? ». Les personnes répondant « Oui, fortement » ou « Oui, mais pas fortement » sont considérées comme souffrant d’incapacités.

  • Source : Drees

  • Ecrit par : Dorothée Duchemin – Edité par Emmanuel Ducreuzet

Destination Santé
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