En un mois, la pétition contre la nouvelle formule du Levothyrox – mise en circulation en mars 2017 – a récolté 20 000 signatures. Toutes ces voix s’élèvent contre les effets indésirables de ce produit prescrit contre les troubles de la thyroïde. Et pour cause, il favoriserait une fatigue intense, des maux de tête et une importante prise de poids.

Le 3 mars 2017, une nouvelle formule du Levothyrox a été développée par le laboratoire Merck Serono. Et ce à la demande de l’Agence nationale de sécurité des médicaments et des produits de santé (ANSM), afin de « garantir une stabilité plus importante de la teneur en substance active tout le long de la durée de conservation du médicament ».

Mais ce médicament prescrit contre les dérèglements de la thyroïde provoquerait des effets indésirables. Exemples ? Une fatigue intense, une prise de poids, des épisodes de constipation et des vertiges. A tel point qu’une patiente a décidé de lancer sur Internet une pétition pour dénoncer ces effets et revenir à l’ancienne formule. Résultat, en un mois,  ce texte a récolté 20 000 signatures et près de 9 000 commentaires et témoignages. « Quand on sait qu’il est très difficile de stabiliser la TSH*, il est inadmissible d’avoir modifié ce médicament », insistent les auteurs de la pétition.

Un suivi accru pendant la phase de transition ? 

« Les modifications ne changent ni l’efficacité, ni le profil de tolérance du médicament », précisait l’ANSM en mars 2017. Mais par précaution, cette dernière faisait appel à « l’attention particulière des professionnels de santé et des patients lors de la phase de transition pour éviter les erreurs ». Tout comme elle précisait aux patients bénéficiant de la nouvelle formule de ne pas repasser à l’ancienne.

Par ailleurs, des dosages sont conseillés dans les 6 à 8 semaines après le début de la prise de la nouvelle en cas d’équilibre thérapeutique difficile à atteindre, de cancer de la thyroïde et de maladie cardiovasculaire. Un conseil également valable pour les personnes âgées et les enfants. Enfin, « si vous êtes enceinte, il vous est recommandé de contacter votre médecin pour contrôler votre TSH dans les 4 semaines après le début de la prise de la nouvelle formule », notait l’ANSM.

A noter : les médicaments à base de lévothyroxine sodique sont indiqués pour traiter les hypothyroïdies (insuffisance de sécrétion de la glande thyroïde ou absence de celle-ci). Mais également dans les situations où il est nécessaire de freiner la sécrétion d’une hormone stimulant la thyroïde, appelée TSH.

* thyréostimuline

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