Les adolescents homosexuels, bi ou en questionnement sur leur orientation seraient plus exposés au risque de suicide comparés aux jeunes hétérosexuels. 

Comparés aux jeunes hétérosexuels, les adolescents gays, lesbiennes, bisexuels ou en questionnement sur leur orientation sexuelle (Lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres – LGBT) ont « plus tendance à avoir des pensées suicidaires ». Leurs idées noires peuvent aller loin car « ils sont également plus nombreux que la moyenne à aller jusqu’à effectuer une tentative de suicide », décrivent des chercheurs américains de l’Université de Californie (San Diego).

De l’idée au passage à l’acte

Ces données sont issues de l’analyse d’un échantillon de 15 624 lycéens. Parmi eux, « 40% des jeunes répertoriés parmi les minorités sexuelles avouent avoir déjà envisagé sérieusement le suicide », contre 15% dans le groupe des hétérosexuels.

Qu’en est-il du passage à l’acte ? « Chez les adolescents LGBT, 25% ont déjà fait une tentative, contre 6% pour les hétérosexuels. » Les chercheurs se sont ensuite concentrés sur les bisexuels : un tiers d’entre eux a déclaré avoir tenté de mettre fin à leurs jours dans les 12 mois précédents l’étude, et 46% ont pensé à ce passage à l’acte.

A l’évidence, « des comportements suicidaires sont le signe d’une détresse extrême », note le Pr Theodore L. Caputi, auteur de l’étude. C’est pourquoi, « les responsables politiques devraient mettre au point une stratégie nationale de lutte contre le suicide », estime-t-il. Par ailleurs, « les parents, enseignants et autres responsables pédagogiques devraient être plus vigilant vis-à-vis des signes d’alerte en la matière ». Enfin, « les chercheurs devraient se pencher davantage sur les causes potentielles de suicide, telles que la stigmatisation », conclut-il.

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