Au lit, jouer avec la nourriture, c’est permis

[13 octobre 2017 - 10h41] [mis à jour le 13 octobre 2017 à 10h42]

Aphrodisiaques, le chocolat et la chantilly ? Quand ils se glissent sous la couette pour érotiser encore un peu plus baisers et massages, cela ne fait aucun doute. En tout cas pour les adeptes de la sitophilie. Cette pratique fétichiste régale depuis toujours les amants gourmands. Et elle se décline en une infinité de variations.

Quand le héros du film American Pie se masturbe avec une tarte aux pommes, c’est de la sitophilie. Quand, dans une autre scène culte du cinéma, les amants de 9 semaines 1/2 vident avec délices le contenu de leur réfrigérateur, c’est aussi de la sitophilie. Idem quand, au Japon, des sushis sont dégustés sur des corps nus (Nyotaimori). Et il existe bien d’autres formes de ce fétichisme sexuel consistant à recourir aux aliments pour prendre et donner du plaisir. Soit sous leur forme solide, concombres et autres bananes devenant alors des accessoires de pénétration. Soit sous leur forme liquide, le miel se transformant par exemple en « huile » de massage sensuel.

Recette coquine

Dans son livre « Massages sensuels », Maria M. Kettenring propose un massage du ventre particulièrement gourmand et émoustillant. Sa recette ? Mixer 300 g de fraises mûres avec 50 ml de champagne ou de mousseux, verser ce mélange dans une carafe et y ajouter 2 gouttes d’huiles essentielle d’orange et 1 goutte d’extrait de vanille. Le massage à proprement dit peut ensuite débuter.

Commencez par effectuer des petits mouvements circulaires autour du nombril de votre partenaire avec un foulard de soie. Elargissez ensuite peu à peu votre geste jusqu’à effleurer son plexus solaire et son pubis. Après ce prélude, étalez à la cuillère la mousse de fraises au champagne sur son ventre et… régalez-vous ! Si ce n’est pas la saison des fraises, vous pouvez bien entendu en prendre des congelées ou les remplacer par de la mangue, de l’ananas, de la poire…

A noter : Même si comme tous les fétichismes, elle est classifiée comme une déviance sexuelle, la sitophilie n’est pas forcément une pathologie ou une perversion. C’est un jeu érotique comme un autre. Cette pratique n’est problématique et ne nécessite une prise en charge adaptée que lorsqu’elle devient le seul moyen d’accès au plaisir. Lorsque l’assouvissement de cette obsession handicape le quotidien.

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