L’orgasme féminin recèle encore de nombreux mystères. Il faut dire que la nature même de ce plaisir fait l’objet de débats depuis des siècles. Vaginale ou clitoridienne, la réalité de la jouissance féminine semble bien plus complexe que cela, comme le révèlent des chercheurs canadiens.

Une étude de l’Université Concordia fait état du vaste potentiel dont dispose la femme pour éprouver l’orgasme à partir d’une ou de plusieurs sources de stimulation sensorielle. En clair, l’orgasme ne serait, selon les chercheurs, pas seulement clitoridien ou vaginal.

Ils ont ainsi passé plusieurs travaux au peigne fin. Lesquels s’attelaient à comprendre le plaisir féminin en tenant compte « du gland clitoridien (la partie externe du clitoris), de la région interne entourant le point G, du col de l’utérus et de la stimulation sensorielle de zones non génitales, comme les mamelons, le cou… » Résultat, pour les chercheurs, il n’existe pas un ou deux orgasmes uniques. « Le plaisir ne provient pas forcément d’un seul point », avancent-ils.

Ce travail montre en fait que la distinction entre différents orgasmes ne réside pas simplement entre les sensations générées au niveau du clitoris externe ou de la paroi interne du vagin. « C’est la stimulation de différentes sources qui induit le plaisir et l’orgasme. Cet ensemble varie sans aucun doute tout au long de la vie. De fait, les femmes vivent différents types d’orgasmes provoqués par différentes sensations, dans différents contextes et avec différents partenaires. »

Pour conclure, le Pr Jim Pfaus, principal auteur de cette étude explique « la jouissance dépend tout d’abord de l’expérience de chaque femme. A l’égard de la stimulation clitoridienne ou vaginale. Mais aussi de son expérience concernant l’excitation de multiples zones non génitales comme les lèvres, les oreilles ou… les orteils. »

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