Lymphome : les anti-TNF-alpha en cause ?

[08 novembre 2017 - 11h39]

Selon l’Agence nationale du Médicament (ANSM), les anti-TNFalpha prescrits contre les maladies inflammatoires chroniques intestinales (MICI) seraient associés à une augmentation du risque de lymphome. Ces résultats publiés dans le Journal of the American Medical Association (Jama) seront portés à la connaissance de l’Agence européenne des médicaments (EMA).

Une étude menée par l’ANSM en collaboration avec l’AP-HP, montre que les anti-TNF-alphaaugmentent le risque de lymphome.

Les anti-TNF-alpha sont indiqués dans la prise en charge des MICI, comme la rectocolite hémorragique et la maladie de Crohn. Ils peuvent être prescrits seuls ou en association avec les thiopurines. Des traitements déjà impliqués dans la survenue de lymphome. Ce risque était jusqu’à présent incertain pour les anti-TNF-alpha.

Un risque de lymphome multiplié par 6 

Les auteurs ont travaillé à partir d’une large cohorte de 189 289 patients atteints de MICI.

Les résultats montrent que les anti-TNF-alpha seuls sont associés à un risque de survenue de lymphome multiplié par 2 à 3, tout comme les thiopurines seules. L’étude révèle également que la combinaison des deux traitements est associée à un risque de lymphome multiplié par 6. « A l’échelle individuelle, le risque d’avoir un lymphome est cependant faible et doit être mis en balance avec le bénéfice de ces traitements », précise l’ANSM. « Ces résultats sont portés à la connaissance de l’Agence européenne des médicaments (EMA). Ils doivent être pris en compte dans la stratégie de prise en charge thérapeutique des patients atteints de MICI. »

 

Partager cet article