Manger au petit déjeuner pour… ne pas grossir

[27 octobre 2014 - 14h14] [mis à jour le 27 octobre 2014 à 14h16]

A en croire un célèbre adage, « c’est le repas le plus important de la journée ». « Lui », c’est le petit déjeuner. Pourtant, certaines études remettent régulièrement en cause son utilité. Dans le cadre de la Conférence de la Fédération européenne des Associations de Diététiciens (EFAD) qui s’est récemment tenue à Athènes, plusieurs professionnels sont revenus sur les vertus du p’tit déj. Vertus qui ne se limitent pas au simple fait de nous aider à tenir le coup jusqu’à midi.

Selon des chercheurs de l’Université de Leeds (Grande-Bretagne), « prendre un petit déjeuner apparaît en quatrième position du Top 10 des comportements à adopter pour maintenir son poids (le numéro 1 étant la pratique d’une activité physique) ».

Pour autant, beaucoup d’entre nous continuent de sauter ce repas. D’après les résultats d’une étude britannique, près d’un tiers de la population européenne (enfants, adolescents et adultes compris) n’avalerait rien avant de commencer la journée. Selon Louise Dye, professeur de nutrition et comportementaliste, « les adolescentes semblent plus enclines (50%) à ne rien manger. Pourtant, c’est l’âge où les besoins énergétiques sont les plus importants (croissance osseuse, développement de la masse musculaire… »

Alors comment expliquer le manque de succès d’un repas si important ? « Ce n’est pas clair » commente le Pr Yannis Manios de l’Université d’Athènes. « ‘Je n’ai pas le temps’ ; ‘Je n’ai pas faim’ ; ‘Je ne peux rien avaler’ sont parmi les arguments les plus invoqués ». En ce qui concerne les adolescentes « certains messages véhiculés par les médias (comme le culte du corps, ndlr) jouent sans doute un rôle ».

Sur ce dernier point, le résultat final risque d’être l’inverse du but recherché. « En effet, sans petit déjeuner, la tentation de la barre de chocolat ou de la viennoiserie à 10h augmente les dangers de surpoids » insiste Louise Dye. « Plusieurs travaux ont ainsi montré que ceux qui prenaient le temps le matin présentaient moins de risques de développer une obésité. Mais ce n’est pas tout. Il semble que les apports du petit déj (vitamines A, D, B, calcium, fer, fibres…) ne peuvent pas être compensés par un autre repas, plus tard dans la journée. Enfin, ceux qui se nourrissent le matin seraient moins stressés et auraient une meilleure mémoire ». En effet, difficile de se concentrer lorsque le ventre se lance dans un concert de « gargouillis ».

Un bon petit déjeuner, c’est quoi ?

Bien entendu, pas question d’avaler n’importe quoi. Le p’tit déj doit se composer d’aliments très précis :

  • Privilégiez les protéines. C’est grâce à elles que vous parviendrez au déjeuner sans le fameux coup de pompe de milieu de matinée. Le choix est large entre les produits laitiers (fromage blanc, yaourts, fromages) les viandes –  pourquoi pas une tranche de jambon blanc – ou un œuf ;
  • Continuez avec des céréales complètes : elles vous apporteront d’indispensables sucres complexes, autrement dit le carburant nécessaire pour tenir la distance. Variez les plaisirs entre le pain complet ou aux céréales, le muesli, ou les flocons d’avoine ;
  • Un fruit pour ses vitamines et ses sucres rapides ;
  • Enfin une boisson. Du thé, du café ou du lait vous permettront de reconstituer les stocks hydriques éliminés durant la nuit.

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