Médicaments vétérinaires : davantage d’effets indésirables déclarés

[25 octobre 2013 - 09h45] [mis à jour le 19 décembre 2013 à 14h58]

Les médicaments vétérinaires, aussi, peuvent être à l’origine d’effets indésirables. En 2012, selon l’Agence nationale de Sécurité sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail (ANSES), 3 058 cas ont été notifiés, dont 43% ont été jugés graves.

En France, la surveillance des effets des médicaments vétérinaires est réalisée par l’Agence nationale du médicament vétérinaire qui dépend de l’ANSES. « L’objectif de la pharmacovigilance », indique celle-ci, « est de pouvoir détecter le plus rapidement possible tout signal émergent ». L’Agence prend ensuite les mesures adéquates de gestion du risque, comme l’ajout d’une précaution d’emploi ou le retrait d’une autorisation de mise sur le marché.

Plus de 90% des déclarations transmises à l’ANSES sont envoyées par des vétérinaires. Celles émanant des propriétaires d’animaux et d’éleveurs représentent 7,5%. Comme en 2011, la très grande majorité (82%) des effets indésirables concernent les carnivores domestiques (chiens et chats), devant les bovins (9,3%).Sur l’ensemble des 3 058 cas déclarés chez l’animal, 1 028 étaient dues à des médicaments utilisés en dehors des conditions définies dans l’autorisation de mise sur le marché (AMM).

Pas de perméthrine pour les chats

Chez les chats, près de la moitié des déclarations mettent en cause l’utilisation de médicaments contenant de la perméthrine. Pourtant cette substance est formellement contre-indiquée chez les félins.  Cet antiparasitaire est en effet seulement autorisé chez le chien.

En 2012, l’Agence nationale du médicament vétérinaire a également enregistré 435 effets indésirables chez… l’homme. « Ils peuvent survenir par contact avec les animaux traités, ou bien par contact direct avec le médicament lors de l’administration à l’animal, ou encore suite à une erreur de manipulation, un mésusage… ». Comme en 2011, les principales classes thérapeutiques en cause sont les antiparasitaires, les vaccins, et les euthanasiques. Lesquelles ont provoqué des irritations transitoires relativement bénignes…

Ecrit par : Emmanuel Ducreuzet – Edité par : David Picot

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