Dans le cas du mélanome métastatique, l’immunothérapie continue à faire ses preuves. Le Pr Caroline Robert, chef du service de dermatologie à Gustave Roussy, a présenté les premiers résultats sur la survie globale après 3 années de suivi des patients traités par pembrolizumab dans le cadre d’une large étude. Un constat très encourageant.

Le travail mené par le Pr Robert confirme l’efficacité du pembrolizumab, déjà soulignée par d’autres travaux. L’essai, présenté au cours du congrès sur le cancer de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO) qui se tenait à Chicago du 3 au 7 juin, a été mené sur 655 patients qui venaient d’être diagnostiqués pour un mélanome avancé ou avaient été précédemment traités pour la même pathologie. Notamment par l’ipilimumab, une autre immunothérapie.

« Après 3 années de suivi, 40% des patients atteints d’un mélanome avancé sont toujours en vie », soulignent les auteurs. « La durée de vie moyenne supplémentaire est de 24,4 mois. » Une différence très significative dans un cancer pour lequel le pronostic de survie, toujours considéré comme sombre, ne cesse de s’améliorer avec l’immunothérapie.

« Le taux de survie est similaire quel que soit le traitement reçu auparavant », précisent les auteurs. « Mais il grimpe à 45% pour les patients n’ayant pas été traités pour leur mélanome par un autre médicament avant le pembrolizumab. »

Le pembrolizumab (Keytruda®) est un anti-PD1. Cette molécule d’immunothérapie réveille les anticorps neutralisés par les cellules cancéreuses. Permettant ainsi au système

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